Opposition, syndicats : ce qu'ils attendent de Sarkozy

le 24 avril 2008 à 13h39 , mis à jour le 24 avril 2008 à 14h01

François Hollande réclame "clarté, justice, équité et sens de la solidarité". François Chérèque souhaite que Nicolas Sarkozy "parle aux fonctionnaires".

Nicolas Sarkozy budget EconomieLe président le 4 avril 2008 © DR

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Dans les coulisses, quelques heures avant l'interview
 

Avec les Français, c'est le désamour après l'état de grâce. Aussi, après une série de couacs gouvernementaux et alors que l'humeur de la majorité UMP est de plus en plus maussade, le chef de l'Etat doit s'expliquer ce jeudi soir sur les réformes déjà réalisées, du service minimum dans les transports à l'immigration, en passant par la carte judiciaire et les régimes spéciaux. Nicolas Sarkozy "a fait énormément de choses en même temps" depuis mai 2007, "et c'est peut-être cela qui a dérouté nos concitoyens", a admis son conseiller Dominique Paillé.

"En présentant toutes les réformes en même temps et en faisant croire que tout était possible tout de suite, on a commis une erreur", a estimé pour sa part le député villepiniste François Goulard. "Il fallait engager un certain nombre de réformes, mais il fallait en même temps dire qu'elles demanderaient du temps", selon lui. Sur la même ligne, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a lié jeudi l'impopularité actuelle du président à la vigueur, selon lui, de la politique de réformes.

"Il faut qu'il dise où il veut aller"

L'opposition attend de pied ferme l'exercice télévisuel du chef de l'Etat. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, lui réclame "clarté, justice, équité et sens de la solidarité". Selon lui, "si Nicolas Sarkozy veut se faire entendre, il faut qu'il dise où il veut aller. S'il veut se faire comprendre, il faut qu'il revienne sur les dispositions fiscales qui ont été votées pour les plus privilégiés".

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a souhaité pour sa part que Nicolas Sarkozy "parle aux fonctionnaires, qui sont inquiets" lors de son interview télévisé jeudi soir. Les organisations syndicales de la Fonction publique doivent en principe se décider ce jeudi pour une journée d'action au mois de mai, contre notamment la révision générale des politiques publique, qui prévoit le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite en 2009, pour réduire les dépenses publiques.

"On n'a pas de tabous sur le nombre de fonctionnaires", a rappelé le syndicaliste, tout en soulignant qu'il fallait savoir "ce qu'on attend de l'Etat, de la fonction publique, pour rendre un service aux citoyens". Pour François Chérèque, "ce qui est important, c'est le service qu'on rend à la population. Sur ce sujet, il doit y avoir un débat public, notamment au Parlement, parce que c'est le service de la nation". Les syndicats de fonctionnaires s'opposent également au projet de loi sur la mobilité dans la fonction publique, qui doit être examiné le 29 avril par le Sénat avant un passage en juin devant l'Assemblée nationale.

D'après agence

le 24 avril 2008 à 13:39
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8 Commentaires

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  • Jean Bonnot, le 24/04/2008 à 17h23

    Le discours présidentiel doit seulement montrer vers quel point de l'horizon nous devons nous diriger. Rien de plus : à chacun d'imaginer le sang et la sueur qui seront nécessaires. Pour le reste, c'est le boulot du Premier Ministre et de ses légions de ministres, sous ministres et conseillers.

  • Yves, le 24/04/2008 à 16h47

    Première fois que je ne regarderai pas le président parler tellement il est non crédible et incapable de gouverner. Qu'il laisse Fillon parler à sa place !

  • Isa, le 24/04/2008 à 16h34

    Hollande n'a pas à donner de leçon à notre president, quand on voit se qu'a donner le ps pendant 30 ans, la critique est facile pour ses donneurs de leçons, on a bien vu le resultat aux elections l'année dernière. nous avons un super et dynamique president, un homme moderne etc mais ça derange les vieux croutons de la gauche.

  • Laure, le 24/04/2008 à 16h02

    C'est mission impossible ! On connait déjà son discours : il faut attendre 2012 pour juger des résultats, les heures sup bla bla bla, le chomage qui baisse bla bla bla, c'est la faute à la conjoncture internationale bla bla bla, et la gauche n'a aucun programme à proposer. Le problème est que plus personne ne croit à son discours car les français connaissent la réalité des résultats et des chiffres qui sont à l'opposé de son discours. Le point positif de cette aventure de 5 ans est que c'est tout bon pour S.Royal en 2012 !

  • Ben, le 24/04/2008 à 15h37

    Pour faire court : RIEN !

  • Sachreiter, le 24/04/2008 à 15h29

    Bonjour je suis française mais vie en allemagne et ici les gens ne comprennent pas comment on peut partir à la retraite après 15 ans de travail dans la fonction publique et 3 enfants pour les femmes. c'est une injustice pour les autres fonctionnaires et tout les salariés qui doivent eux travaillées jusqu'à 60 ans. en allemagne on travaille jusqu'à 67 ans il faut dire aux français qu'ils arrêtent de rêver et qu'ils bossent au lieu de raler tout le temps merci bonne soirée.

  • Pascal, le 24/04/2008 à 15h16

    L'opposition me rend triste. Nicolas Sarkozy me dynamise. Chaque fois que j'ecoute l'un de ses discours, je me dis qu'il a raison, que le travail est la solution aux problemes de la France. Quand j'ecoute les commentaires de l'opposition je me dis que ca ne va pas etre facile de remettre la France au travail. Apres l'assistanat, le travail. Je comprends que pour les electeurs de gauche, ca fait une rupture brutale avec les habitudes. Mais bon, les socialistes veulent maintenant entrer dans l'economie de marche, ca rentre dans leur constitution, enfin... il en aura fallut du temps. Je reconnais que c'est pas facile d'avouer les qualites d'un systeme que l'on a combatu pendant tant d'annees. Cela dit, a droite on est pas rencunier alors, bienvenue a droite messieurs et mesdames les socialistes, mais attention, de ce cote de la politique, il faut travailler... Quemander, critiquer, casser, ca ne marche pas dans une economie de marche. Ca ne marche nulle part d'ailleurs. Bref, pour reussir dans la vie, il faut travailler.

  • Magiera, le 24/04/2008 à 14h09

    Que mr Hollande se rassure!Le président sait très bien ou il va,ce qui n'est pas le cas de la gauche qui jusqu'à aujourd'hui,n'a rien proposé de raisonnable et concret.

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