Le président du MoDem François Bayrou, invité du Grand Rendez-Vous le 6 avril 2008 © DRNon, l'UDF ne renaîtra pas de ses cendres. Après le souhait du sénateur centriste Jean Arthuis de "faire revivre l'UDF", François Bayrou a assuré : "je ne reviendrai en rien en arrière". Invité dimanche du Grand Rendez-Vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien, le président du MoDem a ajouté : "je ne céderai rien. Ceci est l'engagement de ma vie. C'est l'attente de millions de Français". "Si je renonçais à ce grand engagement devant les Français que j'ai porté à l'élection présidentielle, alors, pour des décennies, il n'y aurait plus que deux propositions politiques en France, l'UMP d'un côté, le PS de l'autre", a-t-il expliqué.
"J'ai beaucoup aimé cette famille, mais l'UDF a trouvé son terme quand, en 2002, les 9/10e de ses élus sont partis avec Jacques Chirac pour faire l'UMP. Ce jour-là, on a vu que cette UDF-là, ce n'était pas une famille politique de solidité, c'était une famille politique de ralliement", a dit François Bayrou.
Il répondait ainsi à Jean Arthuis, qui, dans le Journal du Dimanche, annonçait son départ du MoDem et affirmait son intention de "faire revivre l'UDF". "On ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire", avait-il dit. "C'est une phrase que j'ai entendue mille fois à mon propos", a répliqué François Bayrou. Pour Jean Arthuis, "l'UDF n'est pas morte". "Si nous ne pouvons retrouver notre liberté à l'amiable, nous étudierons les voies juridiques de le faire", avait-il prévenu.
(D'après agence)
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