Image d'archives © TF1/LCISégolène Royal (PS) : le Premier ministre avait dit qu'il attendait "de cette émission une feuille de route (...) Je crois que le Premier ministre a eu surtout une feuille de déroute", qui cumule "les aberrations", a-t-elle déclaré vendredi sur France Inter. "On est plus inquiets après l'émission qu'avant. On a le sentiment de ne pas avoir eu un président de la République hier, mais un candidat perpétuel".
Julien Dray, porte-parole du PS : "L'inquiétude et la colère de la France qui aujourd'hui souffre durement d'un contexte économique qui s'est extrêmement dégradé ne sont pas levées ce soir, au sortir de la prestation du président de la République (...). C'est un président tendu, essayant par l'abondance de chiffres d'éviter d'avoir à constater l'impasse dans laquelle il se trouve, que nous avons vu".
Bertrand Delanoë (PS), maire de Paris : "Dans sa tentative de justification d'une politique aussi illisible qu'inefficace aux yeux de nombreux Français, Nicolas Sarkozy a surtout recyclé mécaniquement son argumentaire de la dernière campagne présidentielle. Son propos, souvent confus et imprécis n'a ouvert aucune perspective crédible pour répondre aux enjeux de la croissance et du pouvoir d'achat". Vendredi sur RTL, il a estimé que Nicolas Sarkozy avait "essayé" péniblement "d'expliquer sa propre impuissance". "Sa première année est un échec pour la France. Il a essayé de justifier ça avec le talent qu'on lui connaît". Concernant la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) en 2009, "l'inspiration est bonne mais ce qu'il a annoncé est extrêmement inquiétant" car "il "déshabille Pierre pour habiller Paul".
Jean-Paul Huchon, président PS de l'Ile-de-France : Nicolas Sarkozy "n'a reconnu que des erreurs de com. Il persiste et signe, droit dans ses bottes. Au fond, rien de nouveau : c'est un aveu d'échec et on comprend que les Français n'y croient pas".
Manuel Valls, député maire PS d'Evry : "Je crains que les explications assez confuses, parfois assez laborieuses sur la politique économique et budgétaire n'aient pas été comprises par les Français".
Marielle de Sarnez, MoDem : "Je n'ai pas trouvé de feuille de route, pas de perspective. Les Français attendaient de savoir où ils allaient et je ne crois pas que cette émission les ait éclairés".
Georges Sarre, Premier Secrétaire du MRC : "Nicolas Sarkozy s'est livré à une vaine tentative d'auto-justification. Mais les faits sont têtus, et puisque le président de la République entend persévérer dans l'erreur, la crise du pouvoir d'achat et la croissance faible ont hélas de beaux jours devant elles".
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : "On a l'impression d'entendre ce qu'on a entendu pendant la campagne électorale et depuis un an: un président qui répète toujours la même chose, malgré l'échec de sa politique et malgré les souffrances qu'elle provoque".
Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière : "Au delà de l'autosatisfaction qu'il a affichée (...) Sarkozy s'est livré jeudi soir à un numéro d'équilibriste, dénonçant un capitalisme financier (...) tout en déclarant que le capitalisme est le meilleur système possible".
LCR : "En s'opposant à toutes les revendications en cours, emploi, éducation, santé, salaires, sans-papiers, il est apparu pour ce qu'il est : le président de fait du Medef et des réformes réactionnaires".
Anne Souyris, porte-parole des Verts : Nicolas Sarkozy "nous fait la morale, se scandalise, mais ne propose rien".
Patrick Devedjian, secrétaire national de l'UMP : "J'ai trouvé Nicolas Sarkozy très authentique, vrai dans ses réponses, humble même, quand il le fallait".
Bernard Accoyer (UMP), président de l'Assemblée nationale : "Nicolas Sarkozy s'est montré convaincant, pédagogue, déterminé à remplir le mandat pour la réforme confié par les Français".
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée : "Comme nous, le Président a ressenti l'impatience des Français qui soutiennent les mesures déjà prises mais attendent encore davantage. Ce message a été reçu".
Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer : "Reconnaissant les erreurs qui ont pu être commises, notamment dans la communication autour du paquet fiscal, le chef de l'Etat a prouvé la cohérence et l'interdépendance des quelque cinquante réformes de modernisation déjà engagées depuis un an".
Christine Boutin, ministre du Logement : "Nicolas Sarkozy a été rassurant pour les Français car il a confirmé qu'il ferait les réformes, même si c'était difficile et impopulaire".
François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée : "On attendait qu'il clarifie les enjeux et le cap après des couacs qui ont brouillé l'action conduite dans un contexte économique difficile. On a eu un président qui assume".
Nicolas Dupont-Aignan, député souverainiste : "Ce n'est pas cette récitation en boucle des slogans de sa campagne présidentielle qui rassurera les Français".
Jean-Marie Le Pen, président du Front National : "L'indéniable et habile rhétorique" de Nicolas Sarkozy "ne peut convaincre personne, car les faits sont plus têtus que les paroles".
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT : le président de la République "a reconnu avoir fait des erreurs mais en fait, il ne change rien, en particulier sur le pouvoir d'achat".
Jean-Christophe Le Duigou, un des principaux dirigeant de la CGT : "A l'issue de ce long exposé, toutes nos inquiétudes se trouvent confortées".
Jacques Voisin, président de la CFTC : "Il avance des pistes qui restent à concrétiser, notamment sur le pouvoir d'achat (...). On aurait eu besoin de plus de vision".
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie : Nicolas Sarkozy a donné des "réponses sur tous les sujets" (écouter sa réaction).
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