Les amis de DSK en embuscade

le 18 mai 2008 à 08h28 , mis à jour le 18 mai 2008 à 15h24

Les strauss-kahniens se retrouvent à Paris deux jours après l'officialisation de la candidature Royal à la tête du PS, et alors que DSK a réuni samedi une douzaine de ses proches.

DSK au Forum de la rénovation du PS dimanche 20 janvier 2008DSK au Forum de la rénovation du PS dimanche 20 janvier 2008 © TF1/LCI

LCI picto cliquez regardez
> Cambadélis : "c'est le foutoir à l'intérieur du PS"
> Lienemann : "ne pas transformer le PS en club de supporters"
> Bartolone : "ce n'est pas une surprise"
Devedjian : "c'est une tactique à laquelle Royal a habitué ses amis"
> Morin : "le problème du PS, c'est le trop plein de candidatures"
 

"Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti". Par cette déclaration faite vendredi soir lors d'un "atelier citoyen" à Paris, Ségolène Royal, prenant de vitesse Bertrand Delanoë à six mois du Congrès du PS à Reims, a donné le signal de la course. Et sur France 2 samedi, elle a clairement laissé entendre qu'au delà sa candidature à la tête du parti elle gardait en ligne de mire la présidentielle de 2012 : "Ce qui s'est passé lors de la présidentielle a prouvé qu'il fallait une harmonie entre le principal parti d'opposition et le candidat ou la candidate".

L'horizon 2012 est aussi dans la tête du directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, qui lors d'un déjeuner avec ses proches samedi à Paris, a assuré que la présidentielle est une "échéance essentielle" et s'est montré "assez déterminé" sur une possible candidature. Une réunion, plus large, du courant DSK est prévue ce dimanche, à laquelle il n'assistera pas. Tous les responsables du courant Socialisme et Démocratie (SD) dans les départements se retrouvent dans une université du XIIIe arrondissement de Paris.

Quelle ligne suivre entre Delanoë et Royal ?

Le courant de Dominique Strauss-Kahn doit officialiser une première alliance avec Arnaud Montebourg et ses amis, en souhaitant que Martine Aubry et les siens s'y agrègent. Mais c'est à partir de là que les choses se compliquent. Depuis septembre, le courant est arc-bouté sur une idée : "non à un congrès de pré-désignation" du candidat PS à la présidentielle de 2012, que ce soit Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal. Toutefois, affaiblissant la position du courant, des strauss-kahniens de marque viennent de rallier, au moins provisoirement, Bertrand Delanoë, tels l'ex-ministre de la Défense, Alain Richard, les maires de Grenoble, Michel Destot, et de Rennes, Daniel Delaveau.

L'éloignement temporaire de DSK a ainsi généré des forces centrifuges au sein de Socialisme et Démocratie. Selon Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, "on va essayer de faire en sorte qu'il n'y ait pas de scission". "Il y a des fissures, incontestablement, mais ça ne déstabilise pas le réseau", nuance le député Jean-Christophe Cambadélis à qui DSK a confié les clés de SD avant de partir. Candidat quasi déclaré à la succession de François Hollande comme premier secrétaire du PS, l'ex-ministre des Affaires européennes Pierre Moscovici revendique son émancipation. La résolution qu'adopteront ce dimanche les partisans de Dominique Strauss-Kahn affirmera néanmoins que ce dernier "reste leur référence centrale", selon Cambadélis.

Elle devrait aussi, au final, repousser toute alliance avec Ségolène Royal (contre laquelle DSK avait brigué l'investiture présidentielle en 2006) et proposer à la fois d'ouvrir une discussion avec Bertrand Delanoë et de poursuivre le dialogue entamé au sein des "reconstructeurs". Ceux-ci regroupent, outre les amis de DSK et de Montebourg, ceux de Martine Aubry et de Laurent Fabius, l'ancien Premier ministre s'étant nettement "recentré" depuis un an. Mais, alors que Cambadélis croit possible de muer ce regroupement informel en alliance, Moscovici doute fortement que les fabiusiens "aient suffisamment changé pour vouloir (se) confondre avec eux" et plaide pour un rassemblement de "tous les réformistes" socialistes, seule l'aile gauche restant en marge.

D'après agence

Martine Aubry proposera un texte au congrès du PS

Martine Aubry a refusé dimanche de se prononcer sur son éventuelle candidature à la tête du Parti socialiste, mais a annoncé qu'elle déposerait sa propre contribution lors du congrès du PS qui choisira le successeur de François Hollande au poste de Premier secrétaire. "Le moment venu, nous devrons nous poser la question, une fois que la ligne politique aura été arrêtée, de qui est le ou la meilleure pour porter" le projet socialiste, a-t-elle ajouté. "A ce moment-là, je me poserai la question. Mais soyez sûre d'une chose : je serai présente".

 

le 18 mai 2008 à 08:28
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience