Jean-François Copé © TF1/LCI/Christophe ChevalinJean-François Copé s'est déclaré jeudi "épaté" par l'appel de 17 députés PS et apparentés en faveur de la réforme des institutions, publié dans Le Monde daté de vendredi. "Je trouve remarquable que dans le contexte difficile (...) avec des tentations partisanes fortes", des députés de l'opposition "aient fait ce choix assumé", qu'ils "aient franchi le pas", a affirmé le patron du groupe UMP sur RTL. Selon lui, "c'est pas simple d'accepter l'idée de prendre la main tendue par la majorité". "Peut-être que leur vote fera même mieux que compenser" les voix qui pourraient faire défaut dans les rangs de la majorité", a encore déclaré le député de Seine-et-Marne.
"Le parti socialiste ne saurait se soustraire à ses responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus" pour la vie démocratique, écrivent ces 17 députés de gauche. "Pour notre part, nous sommes prêts à les prendre", soulignent les signataires, parmi lesquels figurent Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Didier Migaud, René Dosière et Manuel Valls, selon une source au PS.
Joint mercredi soir par l'AFP, le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, s'est dit "serein" sur l'unité du groupe au moment du vote. "Cet appel exprime l'une des sensibilités qui existent au sein du groupe sur le projet de réforme. Il y a ceux qui pensent que c'est une opportunité et d'autres qui n'en veulent pas", a déclaré Jean-Marc Ayrault. "La ligne de conduite sera définie mardi, à l'issue de l'examen du texte. On fera le bilan et on tranchera par un vote", a-t-il insisté. L'esprit de cette initiative est de favoriser l'accouchement d'"un texte équilibré" entre les positions de la majorité et les exigences de la gauche, a déclaré un signataire.
"Nous sommes inquiets qu'une négociation n'arrive pas à se nouer. On a le sentiment qu'il y a deux approches qui ne se rencontrent pas. Il faut passer un vrai compromis, mais pour cela, il faut le vouloir et en définir les contours", a-t-il ajouté en déplorant en substance la frilosité du PS dans ce dossier. "Je comprends le souci tactique" qui consiste à mettre en avant les exigences des socialistes sur le texte. Mais "à force de tendre la corde, elle va finir par casser".
"Le vote arrêtera une position commune"
Interrogé sur cette initiative, Arnaud Montebourg, chef de file des députés PS sur ce dossier, l'a jugée "prématurée". "Je souhaite qu'on aille au bout du processus avant de se prononcer, c'est à la fin de la discussion qu'on pourra construire une position", a-t-il dit. "C'est un texte parmi d'autres contributions qui viendront alimenter le débat général"? a-t-il ajouté. Pour Jean-Marc Ayrault "la parole est libre au PS et le vote arrêtera une position commune". Par ailleurs, "quel que soit le vote" du groupe PS en première lecture, cela ne préjuge en rien de notre position finale au Congrès de Versailles, a-t-il répété.
(D'après agence)
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