Bernard Debré © TF1/LCI"Il est clair que si le projet (NDLR: de révision constitutionnelle) reste en l'état", "si la réforme n'est pas amendée, transformée, je ne la voterai pas", a expliqué le député UMP Bernard Debré dans un entretien au Journal du dimanche. "La présence du président de la République à l'Assemblée nationale me semble complètement psychédélique", a-t-il ajouté. Selon lui, cette disposition "risque d'abaisser la fonction présidentielle parce que le chef de l'Etat, en venant dans l'hémicycle, se fera huer par l'opposition, quel que soit le président, quelle que soit l'opposition".
De plus, "il viendra faire un discours de politique générale à la place du Premier ministre, ensuite il s'en ira et les députés discuteront de ce qu'il a dit en son absence. Cela n'a pas de sens", selon lui. Sur la comptabilisation du temps de parole du chef de l'Etat, réclamée par le PS, il a estimé que si le président "va à l'Assemblée nationale et qu'il se met au niveau du Premier ministre, sa parole doit être comptabilisée", mais s'il reste "le président de tous les Français, il n'y a pas de raison qu'elle le soit".
Le député a aussi critiqué l'encadrement de l'utilisation de l'article 49-3 (adoption d'un texte sans vote) prévu par le projet : "Pourquoi n'utiliser le 49-3 que pour une seule loi? Laquelle? Sera-t-elle tirée au sort?". Il s'est dit en revanche favorable à la limitation à deux des mandats du président de la République. D'autres mesures du projet, selon lui, n'ont pas besoin d'être inscrites dans le "marbre" de la Constitution, comme "le nombre de ministres que doit compter un gouvernement" ou l'instauration d'une "commission consultative pour les nominations".
(D'après agence)
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