Olivier Besancenot © TF1-LCIOlivier Besancenot aurait été espionné pendant plusieurs mois par une officine privée de renseignement, rapporte lundi l'Express sur son site internet. Selon l'hebdomadaire, "l'affaire trouverait son origine dans le contentieux opposant Olivier Besancenot à la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électrique Taser". SMP a attaqué en justice, pour diffamation, Olivier Besancenot, qui avait affirmé que le Taser avait causé 150 morts aux Etats-Unis. L'audience est prévue en juin.
Dans un communiqué publié lundi soir, SMP Technologies assure "s'inscrire en faux sur les termes de l'article paru sur le site internet de l'Express (...) selon lesquels elle serait à l'origine d'un espionnage de Monsieur Olivier Besancenot". "La société SMP Technologies s'insurge d'autant plus de ces allégations qu'elles sont totalement opposées à son étique professionnelle", ajoute le communiqué.
Jusqu'aux détails de leur compte bancaire
La vie d'Olivier Besancenot aurait été "épiée, disséquée et mise en fiches par une officine de renseignement privée" d'octobre 2007 à janvier 2008, précise l'hebdomadaire, qui dit s'être procuré le rapport de cette société. Ainsi, la compagne de l'ancien candidat à l'élection présidentielle est photographiée au pied de son immeuble, sortant du porche à "8 h 23", "en compagnie du petit garçon aperçu les jours précédents" en sa compagnie.
De même, une note confidentielle de 3 pages, datée du 25 octobre 2007, résume les premières investigations sur le couple, jusqu'à l'emplacement exact de son appartement, tandis qu'une autre donne les détails de leur compte bancaire.
Lundi soir sur France 2, Olivier Besancenot, a exprimé sa "surprise" et sa "révolte" devant sa "mise sous surveillance", indiquant ignorer qui a pu la commanditer (voir la vidéo). "Je ne suis pas dans le genre paranoïaque" ou "pleurnichard", a déclaré le porte-parole de la LCR, soulignant ne "pas être le premier militant anticapitaliste et révolutionnaire à avoir été filé". Mais "ma vie privée a été atteinte", a déploré l'ex-candidat à la présidentielle (4,08%), qui a porté plainte pour "qu'une enquête soit faite" et "pour savoir qui sont les commanditaires".
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




