Ségolène Royal lors de la soirée d'officialisation de sa candidature à la tête du PS (16 mai 2008) © TF1/LCI| > Cambadélis : "c'est le foutoir à l'intérieur du PS" > Lienemann : "ne pas transformer le PS en club de supporters" > Bartolone : "ce n'est pas une surprise" > Devedjian : "c'est une tactique à laquelle Royal a habitué ses amis" > Morin : "le problème du PS, c'est le trop plein de candidatures" |
Ségolène Royal a définitivement lancé les hostilités au Parti socialiste en annonçant sa candidature à la succession de François Hollande. Samedi, Marie-Noëlle Lienemann, jointe par LCI, a appelé à "ne pas transformer le parti en club de supporteurs", estimant que "ce n'est pas un appel aux consultations sur Internet qui peut donner l'illusion d'un travail collectif". Claude Bartolone, lieutenant de Laurent Fabius, craint lui que le PS ne s'enfonce "dans une situation très grave".
Jean-Christophe Cambadélis a déploré pour sa part que le parti, "une pétaudière", devienne le théâtre d'une "querelle des égos". Pour le député parisien, "le problème n'est pas seulement d'avoir un leader, mais d'avoir une orientation". Pour ce proche de Dominique Strauss-Kahn, qui se dit "très inquiet" pour le Parti socialiste, cette "course entre les présidentiables est vraiment insupportable". Même jugement de l'ancien ministre Jack Lang, pour qui "l'inflation de candidatures au sein du Parti socialiste donne parfois le tournis".
"On ne respecte ni les règles, ni le calendrier, ni les militants"
La décision était attendue, le moment, moins. Ségolène Royal a annoncé officiellement vendredi soir, lors d'un "atelier citoyen" dans le XXe arrondissement de Paris, son intention de conquérir la direction du PS lors du congrès de Reims, en novembre. "On ne respecte ni les règles, ni le calendrier, ni les militants", a regretté Jean-Christophe Cambadélis, rappelant que le dépôt des contributions doit intervenir au plus tard le 1er juillet, celui des motions le 13 septembre. Le parti n'a "pas intérêt à une confrontation entre ceux qu'on appelle les 'présidentiables' - entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë", a estimé pour sa part Pierre Moscovici, candidat déclaré à la direction du PS avec Julien Dray.
Mais l'embellie dans les sondages - et dans l'esprit des militants - du maire de Paris Bertrand Delanoë, autre prétendant de taille, a incité la présidente de la région Poitou-Charentes à prendre son rival de vitesse. "Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti", a dit vendredi soir Ségolène Royal devant quelque 500 personnes. Avant de lancer par avance à ses détracteurs : "Le vrai risque, ce n'est pas l'affrontement, c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change".
D'après agence
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