Jean-François Copé © LCILes flèches lancées la semaine dernière contre la presse par Nicolas Sarkozy et certains membres de l'UMP continuent de nourrir le débat, avec des avis divergents. Lundi, François Bayrou a pris la défense de l'AFP, jugeant les critiques du chef de l'Etat "infondées". La veille, la ministre de la Culture, Christine Albanel, avait suggéré une éventuelle diffusion par l'Agence France Presse de "l'ensemble des communiqués de presse des partis et des organisations syndicales. Dans une interview au "Journal du dimanche", Christine Albanel estime que partis et syndicats pourraient ainsi exprimer "plus largement et de façon totalement neutre leurs points de vue" si tous les communiqués étaient diffusés.
"C'est la loi du genre"
Mardi matin, sur Europe 1, Jean-François Copé a jugé "matériellement" impossible de mettre en place un tel service. "L'idée, a priori, comme ça est séduisante. En même temps, matériellement je ne vois pas comment c'est possible, parce que ça veut dire des centaines et des centaines de communiqués à diffuser tous les jours, je ne sais pas comment ce serait possible", a-t-il déclaré.
Interrogé plus généralement sur l'impartialité de la presse, il a répondu : "je ne pense pas qu'elle soit partisane". "Je pense qu'en fonction des circonstances, des moments et des périodes, il y a des choses sur lesquelles on en fait des tonnes, et d'autres sur lesquelles on est, je trouve, un peu en dessous de ce qu'on pourrait dire", a-t-il dit. "Mais enfin c'est la loi du genre" et "je ne suis pas sûr que cela recouvre un clivage droite-gauche de manière systématique", a ajouté le député de Seine-et-Marne.
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