Nicolas sarkozy © TF1/LCI![]() |
| Le style de Sarkozy |
"Arrivé à l'Elysée avec plus d'atouts que la plupart de ses prédécesseurs, le chef de l'Etat les a gâchés avec presque autant d'énergie qu'il avait mis à les obtenir", assène d'entrée Le Monde dans son éditorial. Si Nicolas Sarkozy ne met pas à profit les années qui lui restent pour "réparer les dégâts", ajoute le quotidien du soir, "il porterait une lourde responsabilité. Celle d'avoir, une nouvelle fois, creusé le fossé entre le peuple et ses dirigeants."
Chantal Didier, dans L'Est républicain, s'interroge sur les raisons du désamour entre le président et les Français. "Le pays se serait-il choisi comme prince un enfant, de ceux qui cassent le jouet tant désiré? Ou les Français resteraient-ils ces Gaulois toujours prêts à hisser leur héros sur le pavois pour mieux le vilipender au premier retournement venu?"
"Ambition sans boussole"
Hubert Coudurier, dans Le Télégramme, a lui aussi son explication. La "première erreur" de Sarkozy, estime-t-il, est d'avoir "laissé croire que la politique, par une rupture de comportement, était à nouveau capable de résoudre tous les problèmes."
Quant à Olivier Picard, des Dernières Nouvelles d'Alsace, il considère que le président doit "son échec - peut être provisoire - à une ambition sans boussole, en espérant qu'elle ne soit pas sans âme." Et si la majorité des éditorialistes concèdent que le quiquennat ne fait que commencer et que Nicolas Sarkozy peut encore faire ses preuves, ils n'en restent pas moins plutôt pessimistes.
Jacques Camus, dans La République du Centre, promet ainsi au président quatre ans d'une "éprouvante course-poursuite sur un terrain mondialisé défavorable", tandis que Jean-Michel Helvig s'inquiète dans La République des Pyrénées: "Et s'il était déjà trop tard?"
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