Delanoë ne franchit pas le pas

le 24 mai 2008 à 14h11 , mis à jour le 24 mai 2008 à 17h41

A la Mutualité, où il a réuni ses amis, le maire de Paris s'est dit résolu à prendre sa "part de responsabilité" au PS, à une place que "vous déciderez".

bertrand delanoe psBertrand Delanoë, le 24 mai 2008 à la Mutualité à Paris © TF1/LCI

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Bertrand Delanoë était l'invité du 20 heures de TF1 le 23 mai
 

Pari tenu. Bertrand Delanoë n'a pas fait d'annonce décisive lors de son intervention samedi à la Mutualité, où il réunissait ses amis. Contrairement à Ségolène Royal qui, le 16 mai, s'était dite prête à prendre la tête du Parti socialiste, le maire de Paris n'a pas franchi le pas. "Je vous le dis tranquillement, sincèrement, je n'ai pas envie de pouvoir. Mais puisque nous sommes ensemble, puisque nous avons de l'ambition pour notre pays par les valeurs de la gauche... nous devons tous prendre des responsabilités", a-t-il expliqué à la mi-temps de la journée de travail et de débats. Tout au plus, il affirme : "comme vous, j'ai bien l'intention d'en prendre ma part. Mais quelle part ? Vous en déciderez".

Devant plus de 500 personnes, Bertrand Delanoë a préféré définir les socialistes des années 2012, qui "doivent être les combattants de la liberté et des droits nouveaux des citoyens et des salariés". "C'est ça le libéralisme politique !", a martelé le maire de Paris en décrivant la "tâche immense" qui attend le PS, parti "qui en cinquante ans, n'a gagné que trois élections nationales : 1981, 1988 et 1997". "Ca veut dire que, pour les socialistes, c'est plus difficile que pour la droite de convaincre une majorité de femmes et d'hommes", a-t-il observé devant un parterre au premier rang duquel avaient pris place l'ex-chef de gouvernement Lionel Jospin et l'ancienne garde des Sceaux Elisabeth Guigou.

"Travailler"

"Nous n'avons pas su apprendre assez de ce que nous réussissons dans les collectivités locales et qui inspire confiance à nos concitoyens", a poursuivi le maire, en allusion aux succès de la gauche aux régionales, cantonales, municipales. Affirmant assumer "toute l'histoire socialiste", de "Mitterrand à Jospin en passant par Rocard, Delors, Mendès-France", il a assuré : "je ne veux pas savoir qui sera notre candidat en 2012". "Nous devons vouloir passionnément nous donner les moyens pour qu'en 2012, ce rendez-vous entre la France et le socialisme existe enfin". "Cela passe par le congrès de Reims" en novembre, a-t-il observé en appelant à "travailler".

Au cours des débats ordonnés par le député européen Harlem Désir, c'est l'ancien ministre Elisabeth Guigou qui a mis les points sur les i. "Je souhaite que Bertrand soit, le moment venu, notre candidat au poste de Premier secrétaire", a-t-elle dit. "Nous avons besoin pour notre parti de quelqu'un qui le connaisse, l'aime, sache le remettre au travail." Venu explorer les "nécessaires convergences" avec son courant, le strauss-kahnien Alain Bergounioux a salué, en marge des débats, une reconnaissance "logique", un "point d'éclaircissement, tente ans après le Congrès de Metz". A la tribune, un autre strauss-kahnien, Dominique Lefebvre, maire de Cergy, est allé plus loin, en expliquant sa présence par "la volonté de jeter les bases, d'ici au 1er juillet [date de dépôt des contributions au congrès], de cette large convergence" d'idées.

Pour Royal, "libéral et socialiste" est "totalement incompatible"

Ségolène Royal a jugé samedi "totalement incompatible" d'être à la fois "libéral et socialiste", en riposte au credo développé par Bertrand Delanoë dans son livre De l'audace. "J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral", a-t-elle déclaré à l'AFP. "Ma conviction, c'est qu'au XXIème siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible."

(D'après agence)

le 24 mai 2008 à 14:11
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12 Commentaires

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  • Chris, le 24/05/2008 à 22h49

    Et la meme journee, un autre se voit deja a Matignon... cela devient d'un ridicule profond.

  • CB, le 24/05/2008 à 20h53

    Il a l'air fatigué Bertrand ! Dans quelle forme sera-t-il en 2012 et qu'en serait-il s'il devait assumer les fonctions présidentielles ?

  • MICHEL, le 24/05/2008 à 18h42

    La candidature de DELANOE est plus crédible que celle de la Madone du POITOU, ou alors les socialistes veulent ils SARKOZY , 4 ans de plus ?????

  • Boirat roland, le 24/05/2008 à 18h29

    Mr delanoé à parfaitement raison de sortir les socialistes de leur vieux principes que ne les servent plus soyons in comme disait francois lui qui avait sut franchir un pas pour remuer enfin les français vive DELANOE

  • Thierry, le 24/05/2008 à 17h45

    Tu veux ou tu veux pas ???

  • Thierry, le 24/05/2008 à 17h44

    Comme d'habitude, rien n'est clair au P.S., ce ne sont vraiment pas des décideurs...

  • Dupont, le 24/05/2008 à 16h57

    Tout à fait d'accord ! il ne veut pas du pouvoir mais si par hasard on le lui donnait, il ne refuserait pas. Gonflé le Maire de Paris ! Un vrai petit politicard.....Au moins la Royale ne s'encombre pas des mêmes simagrées : " je veux et je prends "

  • Myjanou, le 24/05/2008 à 16h10

    Je n'ai aucune ambition, mais s'il vous plait élisez moi à la tête du PS, je vous promets que je deviendrai président de la république pour faire gagner la gauche. Plus hypocrite tu meurs !!! La fausse modestie cache un autoritarisme bien connu des élus municipaux de Paris!!

  • Yogi, le 24/05/2008 à 15h37

    Ce sont bien là nos politiques d'aujourd'hui, qui sont à côté de la plaque par rapport au Français moyen qui les écoute. Delanoë dit :"Je vous le dis tranquillement, sincèrement, je n'ai pas envie de pouvoir" Ben dis donc, moi non plus, mais je ne me présente pas comme maire de Paris.. On a donc un maire de Paris qui veut pas l'être, on aura un chef de file du PS qui voudra pas l'être, et on finira avec un président qui veut surtout pas l'être.. Pareil Jack Lang hier sur France info : de plein pied avec ses électeurs.. je cite :"les Français se posent la question : "mais que nous concocte-t-on ?" Non, Jack, les Français ne parlent pas comme ça : ils disent "je pige rien à ce bordel".. faudra se préoccuper de leur concocter une réponse kivabien au lieu de reposer leur question en langdebois.

  • Jacques, le 24/05/2008 à 15h30

    "e vous le dis tranquillement, sincèrement, je n'ai pas envie de pouvoir" Moi ce que j'en dis c'est que s'il n'a pas envie de pouvoir, alors il ne pourra pas. Et donc est ce que nous avons besoin de quelqu'un qui ne pourra pas parce qu'il n'a pas envie? CQFD

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