Fillon s'attaque aux "réformes de structure"

le 18 mai 2008 à 10h40 , mis à jour le 18 mai 2008 à 23h27

Le Premier ministre a réuni le gouvernement dimanche soir pour un séminaire sur les finances publiques, les institutions et les réformes du second semestre.

matignon fillon gouvernementLe Premier ministre François Fillon le 18 mai 2008 © TF1/LCI

A peine rentré de Lima, et un an jour pour jour après sa nomination à Matignon, François Fillon a réuni dimanche soir son gouvernement pour un séminaire portant sur les finances publiques, la réforme de l'Etat et "le programme de travail du gouvernement pour le second semestre". "Les chiffres de la croissance pour 2007 et pour le premier trimestre 2008 publiés par l'INSEE ont montré cette semaine que l'effort de réforme de l'économie que nous avons engagé dès le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy a porté ses fruits", a fait valoir François Fillon à l'issue de la réunion. "Nous allons continuer sur cette voie en faisant du deuxième semestre 2008 celui des réformes de structure".

Le Premier ministre a ainsi détaillé le "programme chargé" de juillet à décembre : loi de programmation militaire, mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, une loi pénitentiaire, une autre de programmation pour l'Outre-mer, une loi "pour élargir les conditions d'accès à l'intéressement et à la participation" des salariés, une loi sur le logement et une autre sur Internet. Objectif, "atteindre l'équilibre des finances publiques en 2012. Et dès 2009, nous nous sommes fixés un objectif absolu : un déficit limité à 2% du PIB", a déclaré le Premier ministre à la presse.

Le service minimum à l'école à l'ordre du jour

Dans le paquet visant à réduire la dépense publique, François Fillon a notamment glissé la loi sur le Revenu de solidarité active pour lequel une enveloppe de 1 à 1,5 milliard doit être débloquée. Il a également mis à l'ordre du jour de 2008 la "loi sur le droit à l'accueil à l'école", autrement dit le service minimum, l'une des motifs de colère des enseignants qui ont manifesté dimanche à Paris. Le Premier ministre n'a en revanche pas évoqué le dossier des retraites à l'origine d'un appel à la grève jeudi prochain.

Quant aux réformes en cours, le Premier ministre a annoncé que la loi sur la modernisation de l'économie sera adoptée "avant l'été". Les projets de loi sur "la représentativité syndicale et le temps de travail" ainsi que "sur l'offre raisonnable d'emploi" seront eux examinés par le Parlement. Seule véritable annonce faite suite à ce séminaire : la réunion le 28 mai de la Conférence nationale des finances publiques dans le but "d'établir les budgets publics sur une base triennale dès 2009". Fin juin, a détaillé le chef du gouvernement, "les enveloppes budgétaires par mission seront fixées pour trois ans ainsi que la norme d'évolution des emplois de l'Etat". Cette "norme", a-t-il souligné, "respectera globalement le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".    

(D'après agence)

le 18 mai 2008 à 10:40
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Jean, le 18/05/2008 à 21h36

    "atteindre l'équilibre des finances publiques en 2012. Et dès 2009, nous nous sommes fixés un objectif absolu : un déficit limité à 2% du PIB", ça c'est un véritable objectif politique avec une volonté de réussite hors du commun. Ce n'est pas une parole de bois. Messieurs et dames socialistes "au boulot" pour tenter de contrer une telle volonté....

  • Bernard, le 18/05/2008 à 21h32

    Le gouvernement doit tenir bon. Nous devons "TOUS" être concernés par les réformes

  • Jules, le 18/05/2008 à 19h35

    Un séminaire un dimanche à 18 h pour travailler sur (excusez du peu) : les finances publiques, la réforme de l'Etat et "le programme de travail du second semestre" et finir le tout par une conférence de presse. Si cela n'est pas de la comm., je n'y comprends plus rien. On nous prend vraiment pour des imbéciles.

  • GILBERT, le 18/05/2008 à 19h10

    Personne ne peut vivre longtemps en dépensant plus qu'il ne gagne sans être immanquablement conduit à la faillite. L'état se le permet depuis beaucoup trop longtemps et plus on attend plus la solution pour s'en sortir doit être radicale et douloureuse. C'est bien la raison pour laquelle jusqu'à présent aucun gouvernement ne s'y était hasardé : c'était tellement plus facile et criminel pour nos descendants. Ceci se fera avec des sacrifices c'est certain mais surtout il faut tenir bon. Que ceux qui contestent le fasse avec leur budget familial et ils verront que les commissions de surendentement conduisent à des situations bien difficiles à supporter.

  • Michel, le 18/05/2008 à 12h23

    Les mesures se prennent, mais les ministères traînent les pieds pour les appliquer. C'est-là le malaise et l'impatience des citoyens.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience