François Fillon et Nicolas Sarkozy, le 24 juillet 2007 © TF1/LCI"Ce matin, en prenant notre petit-déjeuner ensemble tous les deux, Nicolas Sarkozy et moi, en tête-à-tête, on se demandait si les observateurs, voire ceux qui les alimentent, vivaient dans le même monde que nous". Tout va bien, donc. C'est en substance le message que François Fillon a tenu à faire passer mercredi soir sur France 2, interrogé sur une éventuelle crise de confiance avec Nicolas Sarkozy.
"Je passe à peu près la moitié de mon temps à débattre avec le président de la République, à mettre au point avec (lui) les réunions. C'est un dialogue qu'on a tous les deux", a-t-il souligné. Rappelant qu'il n'y avait pas "de conseil des ministres-bis à l'Elysée", François Fillon a laissé entendre qu'il ne s'offusquait pas des réunions de ministres désormais organisées à l'Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, en son absence.
"Heureux, ce n'est pas la question"
Revenant brièvement sur l'histoire de la Ve république, le Premier ministre a également ironisé, rappelant que cela faisait "50 ans que les observateurs politiques essaient d'opposer le président de la République et le Premier ministre ". Puis il a poursuivi, entamant un petit cours de Constitution : "Dans la Ve République, il ne peut pas y avoir de conflit entre le président de la République et le Premier ministre. Pour une raison très simple, c'est que le président de la République est légitime, il met en oeuvre une politique, il la décide, et le Premier ministre l'exécute. Ça a toujours été comme ça".
Prié de dire s'il se sentait "heureux" à Matignon, un an après sa nomination, François Fillon a répondu : "Heureux, ce n'est pas la question". Précisant sa pensée, il a alors rappelé la dureté de sa fonction : "C'est dur, le métier que je fais est un métier difficile parce que c'est dur de réformer la France, parce que j'ai la charge de sujets qui touchent la vie des Français qui eux-mêmes ont une vie qui est bien plus dur parfois que la mienne".
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