Image d'archives © TF1Le parquet de Paris a décidé lundi d'ouvrir une enquête préliminaire pour "discrimination raciale et discrimination religieuse", à la suite des propos de Jean-Marie Le Pen qualifiant de nouveau les chambres à gaz de "détail" de la Seconde Guerre mondiale dans le magazine "Bretons". "J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale : ça me paraît tellement évident", avait déclaré le président du FN, fin avril dans le mensuel généraliste "Bretons", diffusé en Bretagne et en région parisienne. Jean-Marie Le Pen avait été condamné en 1987 à 1,2 million de francs (183.200 euros) d'amende pour de premières déclarations sur le "détail" des chambres à gaz.
Vingt ans plus tard, la répétition de ces déclarations a provoqué un tollé et mis mal à l'aise les responsables frontistes, à commencer par la fille du leader du FN, Marine, qui a affirmé ne pas partager les vues de son père sur ce point. Alors que "Bretons" lui faisait remarquer que l'on avait "déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer", Jean-Marie Le Pen avait répondu: "mais ça, c'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz, il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés". Dès la divulgation de ces propos, le président du FN avait affirmé, dans un bref communiqué, avoir "interdit expressément par lettre recommandée" à "Bretons" de publier cet entretien. Politiques et associations avaient tous condamné le "négationnisme" de Jean-Marie Le Pen, tandis que le parquet avait annoncé étudier la possibilité de poursuivre l'ex-candidat à la présidentielle.
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