François Fillon mardi soir salle Gaveau à Paris © TF1![]() |
| "Mon travail, c'est d'agir" |
Pas de faste. L'UMP a célébré sobrement, mardi, le premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, sans le président, avec quelque 2.000 militants qui l'ont attendu en vain salle Gaveau, là où un an plus tôt le parti présidentiel avait fêté dans la liesse le triomphe de son champion. Nicolas Sarkozy a fait planer le doute jusqu'au bout sur sa venue dans ce lieu emblématique où il avait rodé sa campagne devant les militants et prononcé son premier discours de président élu au soir du 6 mai 2007. Mais le président de la République n'était pas au rendez-vous auquel avaient été conviés les nouveaux adhérents du parti. Selon l'UMP, plus de 77.000 personnes ont adhéré depuis la présidentielle.
"Le président n'est pas avec nous ce soir, mais pas loin de nous", a annoncé à la tribune le vice-président de l'UMP Jean-Pierre Raffarin. "Il n'est pas là mais son coeur et ses pensées sont avec vous", a renchéri le Premier ministre François Fillon. Et de lui souhaiter un "bon anniversaire" en lui rendant hommage : "Le président au fond de lui-même reste un militant, il reste un rebelle qui refuse d'être étouffé par les habitudes du pouvoir. Il conserve intact en lui ce goût de convaincre, ce goût d'engager la bataille intellectuelle face à la muraille des préjugés", a "confié" le Premier ministre. François Fillon s'est dit "fier" de le servir". Selon lui, "il faut être solide pour résister comme il l'a fait au déferlement d'agressivité et de critiques qui a accompagné la première année de son mandat". "L'opposition s'agite mais les réformes passent, les attaques pleuvent mais le président avance", a-t-il insisté. "C'est connu, moins la gauche a d'idées, plus elle caricature celles des autres", a-t-il lancé.
"Les résultats ne sont pas spectaculaires mais ils viennent"
Le Premier ministre a passé en revue les principales réformes, "une vraie révolution culturelle", lancées depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy avançant un bilan chiffré: "il a pris 490 engagements, 60 ont été réalisés, 187 sont en cours, ça fait 50% en un an". Quant aux mauvais sondages, "on ne change pas de politique au premier coup de vent", a-t-il dit. Face aux "impatiences et aux doutes" qu'induit "toute période de transition", François Fillon a encouragé les militants "à faire appel au bon sens des Français". "Le président et le gouvernement n'ont reculé devant aucun engagement de la campagne", a renchéri Patrick Devedjian. "Le grand succès populaire" du 6 mai 2007 "nous confère des devoirs, et le premier c'est de changer la France". Et d'ajouter : "les résultats ne sont pas spectaculaires mais ils viennent".
En cette journée toute symbolique, Nicolas Sarkozy a tenu à montrer, par son emploi du temps, qu'il est plus que jamais dans l'action. Il a donc passé l'essentiel de sa journée de mardi sur le terrain, dans le département du Gard, pour y parler social et emploi des "seniors", accompagné de son ministre du Travail, Xavier Bertrand, et de son secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez. Dans la soirée, Nicolas Sarkozy a toutefois reçu quelques ministres à l'Elysée, leurs conjoints et des proches, pour un dîner à caractère "strictement privé", pour simplement "marquer le coup", selon un conseiller du président.
D'après agence
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