Royal © AbacaRoyal, Delanoë. Delanoë, Royal. Ces derniers jours, le parti socialiste ne semble parler que d'eux. Après les déclarations des uns ou des autres mettant le feu aux poudres, Ségolène Royal joue l'apaisement samedi dans un entretien à Libération. La candidate au poste de premier secrétaire du PS assure qu'elle n'a "pas l'intention de se laisser enfermer dans un duel" avec Bertrand Delanoë et refuse catégoriquement le terme de "confrontation" avec le maire de Paris.
"Moi, je veux un congrès serein et utile et je ferai tout pour cela", explique-t-elle. "Aujourd'hui, avec autant de candidats au premier secrétariat qu'à la Villa Médicis, nous donnons un spectacle un peu baroque", déclare-t-elle. "Nullement" inquiète de "l'attentisme" des grandes fédérations du parti, elle estime que le PS "doit devenir le parti de toute la société française", car les résultats des municipales "ne doivent pas occulter la très forte abstention. Il y a un rejet de la droite, mais pas encore d'adhésion aux socialistes".
Pour rallier les "employés, ouvriers, femmes et la France métissée" qui manquent au PS, il faut "simplifier les adhésions, déléguer aux fédérations la responsabilité de certains sujets, ouvrir nos débats aux sympathisants, organiser des consultations régulières", ajoute-t-elle. Elle plaide pour une "meilleure articulation avec les acteurs sociaux, syndicaux, économiques, culturels, intellectuels" et pour un "lien plus étroit avec les socialistes européens". Si elle n'est pas majoritaire, envisage-t-elle une motion de synthèse avec d'autres personnalités?. "C'est en fonction du choix des militants et du contenu des différents projets que l'on pourra voir ce qui aura de la cohérence pour engager l'élan d'une alternance politique", conclut-elle.
| Fabius : le "faux débat" Royal-Delanoë risque de virer au "pugilat" |
Laurent Fabius a qualifié samedi l'initiative des "reconstructeurs" socialistes de "mouvement le plus novateur" au sein du PS. Le "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg doit se retrouver dimanche pour voir s'il est possible de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité au congrès de Reims à la mi-novembre. En revanche, "le début du débat qui s'est instauré est un faux débat", entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë a estimé l'ancien Premier ministre. Laurent Fabius estime, à propos de la polémique autour du "libéralisme", que tous deux "sont plutôt en accord qu'en désaccord sur ce point". Et "quand il y a un faux débat, en général ça dégénère en pugilat", a-t-il poursuivi, réclamant un "débat de fond". |
D'après agence
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