Sarkozy s'estime maltraité par les médias

Par , le 07 mai 2008 à 17h59 , mis à jour le 07 mai 2008 à 19h06

Le chef de l'Etat a expliqué mercredi aux députés UMP que face à l'absence de la gauche, le rôle de l'opposition était tenu par la presse.

Nicolas Sarkozy ÉlyséeNicolas Sarkozy le 24 avril 2008 © TF1-LCI

 "Très bon", "très en forme, "du bon Sarko"... De l'avis de plusieurs participants, c'est un Nicolas Sarkozy très énergique qui a reçu en milieu de journée les députés UMP à l'Elysée. "J'ai la pêche", a-t-il lancé aux 262 parlementaires qui ont répondu présent à son invitation pour un exercice informel, dans la salle des fêtes de l'Elysée. Assis en arcle de cercle, ils ont tout t'abord écouté Nicolas Sarkozy pendant trois bons quart d'heure. "Sans une note, il a abordé de front la situation du pays et de l'opinion. Il s'est expliqué sur une stratégie qu'il a pensée depuis 20 ans et il ira jusqu'au bout", a expliqué à LCI.fr le député UMP du Tarn Bernard Carayon. Il a répété qu'il fallait faire toutes les réformes en même temps et non pas progressivement car si on fait une pause, on devient une cible et alors on est mort".
 
Montrant un certain détachement vis-à-vis des sondages, le chef de l'Etat a voulu montrer aux députés que sa stratégie de réformes tous-azimuts était la bonne, en prenant comme contre-exemple la gouvernance de Jacques Chirac. Comme il le fait souvent devant ses visiteurs, Nicolas Sarkozy a ainsi critiqué le souci qu'avait son prédécesseur de ne pas bousculer la société française au prétexte qu'elle était fragile.  S'en est suivi, selon l'actuel président, une situation d'immobilisme dommageable pour le pays. "Mitterrand comme Chirac voulaient s'inscrire dans la durée, moi je veux faire et changer le pays", a-t-il lancé, reconnaissant "que son style et sa vie privée avaient pu perturber à certains moments".

"Un procès en illégitimité"
 
A Hervé de Charrette qui s'interrogeait sur le bien-fondé de la réforme institutionnelle, Nicolas Sarkozy a répondu qu'elle était nécessaire. "Il s'est fait renvoyer dans ses 22", traduit un participant à la réunion. Le chef de l'Etat a accepté le compromis d'un discours une fois par an à Versailles devant le Congrès.
 
Mais aux dires des participants, c'est la presse qui en a le plus pris pour son grade ce mercredi. "Certains journaux n'ont pas digéré ma victoire et me font aujourd'hui un procès en illégitimité, leur a expliqué le président. Le PS ne fait pas son boulot, le FN a disparu, il ne reste que 3 députés à Bayrou donc l'opposition aujourd'hui, c'est la presse."  Nicolas Sarkozy a pris l'exemple de la condamnation récente de Ségolène Royal par la cour d'appel de Rennes dans une affaire de salaires impayés à deux ex-attachées Parlementaires. "Vous imaginez si c'est moi qui avait été condamné de la sorte ? J'aurais traîné ça pendant des années, a-t-il affirmé, regrettant le manque de pugnacité de la presse contre l'ancienne candidate PS à la présidentielle.

Nicolas Sarkozy a également ironisé sur le fait que malgré les "attaques", il "fait vendre". "Quand je suis sur les couvertures, ça fait vendre. On a fait 76 bouquins sur moi".

Par Renaud Pila le 07 mai 2008 à 17:59
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86 Commentaires

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  • Béatrice, le 08/05/2008 à 12h07

    100 % d'accord avec babouche.

  • Beatrice, le 08/05/2008 à 12h02

    Il a 100% raison!!! c'est carrèment clair les médias dégainent au moindre geste.

  • Joel, le 08/05/2008 à 11h52

    La presse, les médias...etc... leurs affabulations n'en font qu'une " sarkose obsessionnelle "

  • Valente, le 08/05/2008 à 11h49

    Tout a fait d'accord avec lui. Et mardi à Paris je leurs est dit à tout ces journalistes qui nous interrogeais. Je trouve ce là honteux et non respectueux pour ceux qui ont voter pour lui.

  • Wil, le 08/05/2008 à 11h35

    Si ça continue,il va nous faire pleurer.quelle gonzesse!....et ça se dit président........Eh oui 1 an d'incompétence ça se fête.le problème c'est que les autres sont aussi mauvais

  • Barbier, le 08/05/2008 à 11h19

    Ce que dit le président aujourd'hui, je le pense depuis fort longtemps concernant médias et presse. Comme Nicolas Sarkozy fait vendre, la presse en profite et la plupart du temps, effectivement tous ces journaleux n'ont pas digéré sa victoire, donc ils ont peopolarisé leurs discours, ont fait du lynchage médiatique et par dessus tout les instituts de sondages sortent des sondages à longueur de journée, et le lambda qui prend tout pour argent comptant, gobe tout ce qu'on lui diffuse, d'où baisse de popularité du président. Sondages biaisés. La majorité silencieuse en a ras le bol de tout cela. Redevenons un peu sérieux !

  • Arthur, le 08/05/2008 à 11h14

    Pauvre choux, t'est bien contant de les avoir les médias pour te faire mousser mr people.

  • Chatelot, le 08/05/2008 à 11h10

    La presse est odieuse avec le président.Ilfaut faire les réformes . Il travaille beaucoup, c'est très bien.

  • Babouche, le 08/05/2008 à 11h08

    "s'estime mal traité par les médias". Que ces choses là sont bien dites. La mafia des médias lui crache dessus en permanence, et comme toutes les mafias, elle se pare d'un manteau d'innocence ! Comment, nous les innocents, nous ne faisons que notre travail etc. tu parles, charles, ils crachotent leur jalousie, leur envie, leur infériorité; a force de nullité, ces médias s'inventent un Pouvoir, s'imaginent qu'ils vont conditionner l'opinion, c'était possible, maintenant, ils sont déconsidérés, et plus crédibles, et détestés..Et ils paient l'addition, voir le cas du "visqueux" du sms, il aurait mieux fait de rester coucher , ce jour là , et la corporation, de ne pas chercher à l'innocenter, burk.....Récolter ce que l'on sème, à méditer. Notre Président est resté toujours le même, lui, il n'est pas atteint, il survole d'un peu plus haut.

  • Eliane, le 08/05/2008 à 11h04

    Quand vous lisez les titres de Marianne, le dernier en date étant "Putain 4 ans", j'ai envie de dire " putain de journal poubelle".Quand vous écoutez Frédéric Bono sur Europe 1 s'acharner quotidiennement sur "mon Nicolas" sans jamais remettre en cause la gauche, sans un seul mot sur la condamnation de Royal, vous vous dites que la presse est entièrement dévouée à la gauche, quoi qu'elle en dise. Quelle dommage qu'elle ait choisi une totale discrétion du temps de Mittérand, quand ce dernier entretenait maitresse et enfant adultérin aux frais des contribuables...

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