Nicolas Sarkozy le 24 avril 2008 © TF1-LCI "Très bon", "très en forme, "du bon Sarko"... De l'avis de plusieurs participants, c'est un Nicolas Sarkozy très énergique qui a reçu en milieu de journée les députés UMP à l'Elysée. "J'ai la pêche", a-t-il lancé aux 262 parlementaires qui ont répondu présent à son invitation pour un exercice informel, dans la salle des fêtes de l'Elysée. Assis en arcle de cercle, ils ont tout t'abord écouté Nicolas Sarkozy pendant trois bons quart d'heure. "Sans une note, il a abordé de front la situation du pays et de l'opinion. Il s'est expliqué sur une stratégie qu'il a pensée depuis 20 ans et il ira jusqu'au bout", a expliqué à LCI.fr le député UMP du Tarn Bernard Carayon. Il a répété qu'il fallait faire toutes les réformes en même temps et non pas progressivement car si on fait une pause, on devient une cible et alors on est mort".
Montrant un certain détachement vis-à-vis des sondages, le chef de l'Etat a voulu montrer aux députés que sa stratégie de réformes tous-azimuts était la bonne, en prenant comme contre-exemple la gouvernance de Jacques Chirac. Comme il le fait souvent devant ses visiteurs, Nicolas Sarkozy a ainsi critiqué le souci qu'avait son prédécesseur de ne pas bousculer la société française au prétexte qu'elle était fragile. S'en est suivi, selon l'actuel président, une situation d'immobilisme dommageable pour le pays. "Mitterrand comme Chirac voulaient s'inscrire dans la durée, moi je veux faire et changer le pays", a-t-il lancé, reconnaissant "que son style et sa vie privée avaient pu perturber à certains moments".
"Un procès en illégitimité"
A Hervé de Charrette qui s'interrogeait sur le bien-fondé de la réforme institutionnelle, Nicolas Sarkozy a répondu qu'elle était nécessaire. "Il s'est fait renvoyer dans ses 22", traduit un participant à la réunion. Le chef de l'Etat a accepté le compromis d'un discours une fois par an à Versailles devant le Congrès.
Mais aux dires des participants, c'est la presse qui en a le plus pris pour son grade ce mercredi. "Certains journaux n'ont pas digéré ma victoire et me font aujourd'hui un procès en illégitimité, leur a expliqué le président. Le PS ne fait pas son boulot, le FN a disparu, il ne reste que 3 députés à Bayrou donc l'opposition aujourd'hui, c'est la presse." Nicolas Sarkozy a pris l'exemple de la condamnation récente de Ségolène Royal par la cour d'appel de Rennes dans une affaire de salaires impayés à deux ex-attachées Parlementaires. "Vous imaginez si c'est moi qui avait été condamné de la sorte ? J'aurais traîné ça pendant des années, a-t-il affirmé, regrettant le manque de pugnacité de la presse contre l'ancienne candidate PS à la présidentielle.
Nicolas Sarkozy a également ironisé sur le fait que malgré les "attaques", il "fait vendre". "Quand je suis sur les couvertures, ça fait vendre. On a fait 76 bouquins sur moi".
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