Nicolas Sarkozy le 24 avril 2008 © TF1/LCIComme prévu, l'Assemblée nationale a rejeté jeudi matin une proposition de loi socialiste sur la comptabilisation du temps de parole du président de la République dans l'audiovisuel, l'une des conditions émises par le PS pour voter la réforme des institutions. La majorité UMP a refusé (111 voix contre 57) de passer à l'examen de l'article unique du texte socialiste, entraînant son rejet. L'Assemblée avait déjà repoussé mardi une proposition de loi socialiste modifiant le mode d'élection des sénateurs.
L'opposition PS a fait de l'approbation de ces deux textes un préalable à une éventuelle approbation de la réforme des institutions. "La parole présidentielle n'est plus empreinte d'une rareté qui lui donnerait un caractère exceptionnel", a assuré le rapporteur PS du texte Patrick Bloche. Laurent Fabius (PS) est intervenu dans le débat pour affirmer que "la question de l'audiovisuel est devenue tellement décisive dans une démocratie, tellement décisive pour
revaloriser le rôle du Parlement" que "cette question-là sera un élément qui nous fera pencher dans le sens du oui ou dans le sens du non" à la réforme des institutions.
"Cette proposition de loi me semble à la fois contraire à l'esprit de nos institutions, extrêmement difficle à traduire dans la pratique, anachronique dans sa conception du débat
démocratique mais aussi discutable dans ses intentions", a déclaré Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication.
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