Les ambitions de Sarkozy pour Yade, Barnier et Juppé

le 21 juin 2008 à 21h54 , mis à jour le 21 juin 2008 à 22h03

Le président a cité samedi leurs noms pour porter les couleurs de l'UMP aux Européennes de 2009, selon les participants d'une réunion à l'Elysée.

Nicolas Sarkozy ÉlyséeNicolas Sarkozy le 24 avril 2008 © TF1-LCI

Les Européennes de 2009 ? Ce serait tout vu, dans la tête de Nicolas Sarkozy. Selon des participants à une réunion des responsables UMP de Paris à l'Elysée samedi, le président a évoqué les noms des membres du gouvernement Rama Yade (secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme) et Michel Barnier (ministre de l'Agriculture et de la Pêche) ainsi que d'Alain Juppé pour porter les couleurs de l'UMP aux Européennes de 2009.
 
Faisant un tour des régions, il a évoqué le nom de Rama Yade comme possible tête de liste UMP en Ile-de-France, celui de l'ancien Premier ministre Alain Juppé dans la circonscription "Sud-Ouest" et celui de Michel Barnier dans la circonscription "Sud-Est", selon ces mêmes participants.
 
"Moi, à titre personnel, je ne suis candidat à rien"
 
Après une première rencontre de ce type le 24 mai, le président de la République a une nouvelle fois reçu pendant une heure, en fin de matinée, les maires d'arrondissement et parlementaires UMP de la capitale. Nicolas Sarkozy en a profité pour établir un "échéancier" pour les prochains scrutins : européennes de 2009, régionales de 2010 et même municipales de 2014. Il a ainsi confirmé que les militants UMP d'Ile-de-France devraient désigner leur candidat pour les régionales lors de primaires en "mars 2009", selon plusieurs participants à cette réunion à laquelle assistait le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.
 
S'agissant des municipales, Nicolas Sarkozy a avancé l'idée une "primaire élargie", dès le "printemps 2011", pour désigner celui qui sera candidat à la mairie de Paris trois ans plus tard. "Moi, à titre personnel, je ne suis candidat à rien. La seule question qui peut se poser, c'est de savoir si je serai candidat à ma succession" en 2012, a-t-il poursuivi, toujours selon ces participants. "Il nous a dit en substance ‘il faut des chefs et, à Paris, vous n'avez pas de chef et tant que vous n'en aurez pas, (le maire socialiste de la capitale Bertrand Delanoë) aura le champ libre'", a raconté un responsable UMP. "Le président nous a fait clairement comprendre qu'il allait pleinement s'occuper de Paris et du Grand-Paris. On sent chez lui une évolution. Il semble désormais penser que Delanoë est pour 2012 un adversaire crédible dont il ne pourra pas faire qu'une bouchée", a ajouté ce responsable.

le 21 juin 2008 à 21:54
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