Assad à Paris : Lang et Rocard comprennent Sarkozy

le 13 juin 2008 à 10h38 , mis à jour le 13 juin 2008 à 10h56

L'ancien ministre de la Culture se dit "en désaccord total avec les socialistes" sur ce sujet.

[Expiré] [Expiré] Jack LANG © AFP

Le député PS du Pas-de-Calais a critiqué durement vendredi les socialistes qui "font la fine bouche" à propos de la venue du président syrien Bachar al-Assad à Paris les 13 et 14 juillet réaffirmant son soutien à "l'initiative de paix" de Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre s'est dit sur RTL "en désaccord total avec certains dirigeants socialistes qui se complaisent dans une attitude politicienne" sur ce sujet. "Je ne comprends pas l'attitude de ceux aujourd'hui qui font la fine bouche", a-t-il ajouté. Le 13 juillet, "va-t-on faire un cas particulier du président Assad en lui disant demain, 14 juillet, vous quittez Paris", a demandé J. Lang.

"Et que dit-on au président tunisien qui est à la tête d'un régime policier qui porte atteinte aux droits de l'Homme? ", "que dit-on au président égyptien, lui demande-t-on de quitter Paris le 14 juillet alors que des prisonniers croupissent dans des prisons en Egypte ?". Réaffirmant son soutien à "l'initiative de paix" du président Nicolas Sarkozy il a jugé que "depuis quelques semaines", la France conduit "une diplomatie qui va dans le bon sens".

"Vous n'imaginez pas le nombre d'assassins à qui j'ai serré la main"
 
Même soutien sur l'affaire Assad de Michel Rocard. L'ancien Premier ministre socialiste a donné raison vendredi à Nicolas Sarkozy. Il a souligné sur France 2 "l'intérêt immense" de "ramener la Syrie à la découverte qu'elle aurait d'énormes avantages (...) à jouer le jeu international normal, à respecter sa parole, à ne plus appuyer le terrorisme, à vivre en paix avec la communauté internationale en respectant les engagements collectifs, à l'éloigner un peu de l'Iran". "Pour cela il faut l'aider et respecter son prestige, et donc il fallait le faire", a déclaré le député européen à propos de l'invitation du président syrien. "Techniquement c'est une bonne chose mais vous êtes là, vous les médias, et donc on va dramatiser", a-t-il poursuivi.
 
Pour cette raison, à la place de Nicolas Sarkozy "j'aurais invité le président (syrien) pour une séance de travail en autorisant trois photos et une poignée de main à l'image, c'est tout", a expliqué le député européen. Mais, a-t-il ajouté, "le président joue avec vous (les médias, ndlr). Donc il l'invite pour le 14 juillet. Ca se verra plus, et là ça va être l'explosion de colère déraisonnable parce qu'on a des raisons d'en vouloir à la Syrie". "Tant qu'on n'est pas en guerre on parle, c'est un devoir que vous journalistes ne devriez pas prendre à la légère et travestir en symbolique", a jugé l'ancien chef du gouvernement. "J'ai été Premier ministre longtemps (...) vous n'imaginez pas le nombre d'assassins à qui j'ai serré la main", a-t-il fait valoir.

le 13 juin 2008 à 10:38
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3 Commentaires

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  • Patrick, le 13/06/2008 à 16h58

    Après Mr Charasse, Rocard et Lang mettent aussi les "pieds dans le plat" pour ramener à la raison notre gauche en miettes...ce qui ne s'est pas arrangé hier soir avec la piteuse "démonstration" de Mr Holland en face de Mr Fillon !! Enfin ça nous laisse un peu d'espoir qu'il y ait des gens qui réfléchissent et sortent de cette "culture du non" lamentable.

  • Louvre, le 13/06/2008 à 16h46

    BRAVO pour President Sarkozy, aux M. Lang et M. Rocard.

  • Christophe, le 13/06/2008 à 16h37

    A quand Kim Jong Il et Mahmoud Ahmadinejad dans la tribune d honneur du défilé du 14 juillet?

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