Image d'archives © Abacapress.comMartine Aubry, que les sondages placent dans le trio de tête pour prendre la succession de François Hollande avec Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, a présenté à la presse sa "contribution" en vue du congrès - un texte dense d'une cinquantaine de pages nettement marqué à gauche. Entourée des premiers signataires de son texte, tous issus du Nord et du Pas-de-Calais, la maire de Lille a été interrogée à de très nombreuses reprises sur son parcours à venir au sein du PS. "La question ne se pose pas comme ça", a-t-elle expliqué. "Ce que je souhaite c'est être dans cet exécutif resserré (...) autour du premier ou de la première secrétaire pour défendre avec force la politique, la gauche et les Français", a déclaré l'actuelle secrétaire nationale du PS aux Affaires sociales. "
"Nous sommes tous socialistes, nous avons tous les mêmes valeurs. Comme on ne le retrouve pas par du travail commun, on le trouve par des ambitions personnelles et des oppositions de personnes", a-t-elle déploré. "Les militants en ont ras-le-bol, les Français n'en parlons pas !" Les "contributions" socialistes constituent les préliminaires des congrès socialistes, des pré-programmes à destination des militants. Les dirigeants du PS rédigent ensuite, à l'automne, des "motions", textes soumis au vote des militants qui détermineront le poids des courants internes.
"Je ne mets d'oukase à personne"
Sur le fond, grâce à son programme intitulé "Une vision pour espérer, une volonté pour transformer", Martine Aubry a revendiqué une "position centrale", au sein du PS et de la gauche. "Centrale, cela ne veut pas dire un centre mou ou un ventre mou", a-t-elle fait valoir après avoir détaillé ses propositions pendant près de deux heures dans un café parisien. "Cela veut dire le coeur de nos valeurs, le socle (...) des réponses que nous devons apporter aujourd'hui aux Français". "Je ne mets d'oukase à personne. Tous ceux qui ont envie de refaire vraiment de la politique c'est-à-dire de proposer une vision aux Français (...) préparer une autre société plus douce, plus accueillante (...) tous ceux-là sont les bienvenus autour de la table commune", a-t-elle insisté.
Elle pourrait donc travailler avec Laurent Fabius, Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal au sein d'une majorité au PS ? Les deux premiers sont "des hommes d'une extrême qualité" ayant "une haute conception de la politique", a-t-elle estimé devant les caméras. Quant à l'ancienne candidate à l'Elysée, "c'est à elle qu'il faut poser la question (...) Je ne fais pas la chasse", a-t-elle éludé.
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