Ségolène Royal lors du Forum de la rénovation du PS, dimanche 20 janvier 2008 © TF1/LCIPlus on en sait sur "la visite" vendredi de l'appartement de Ségolène Royal et plus le mystère grandit. Lundi matin, Jean-Pierre Mignard, son avocat, a jugé sur RTL "inquiétant" le cambriolage, évoquant une "mise en scène très particulière" par des visiteurs "très bien renseignés". Il a également souligné que le cambriolage, le troisième dont a été victime la présidente de Poitou-Charentes, avait été commis "à la veille d'une intervention politique extrêmement importante", la présentation de sa contribution en vue du congrès du PS. "Et puis surtout, ce qui est inquiétant, c'est le mode opératoire", a-t-il dit soulignant que les visiteurs avaient pris "un risque extrêmement important" ou bien étaient "très bien renseignés" sur les allées et venues de Mme Royal et de sa famille.
"L'appartement est bouleversé : il n'y a quasi rien de pris" mais en revanche il y a "une mise en scène très particulière", a-t-il expliqué, citant "les boucles d'oreille de la petite fille de Ségolène mises en évidence sur un lit" et "les minutes du procès verbal de dépôt de plainte" du précédent cambriolage "déchirées sur un meuble".
Selon l'avocat, "il y a là un comportement très troublant, très inquiétant et très perturbant sur le plan psychologique" revenant à dire "votre appartement n'est pas inaccessible, on peut y venir, on peut y revenir, on ne prend pas forcément quelque chose mais en tout cas on est présent". "Est-ce que c'est un maniaque, est-ce que c'est une officine, sur ce point nous n'en savons strictement rien", a poursuivi Me Mignard, n'excluant pas que ce cambriolage soit un fait politique. Il a précisé que le procureur de la République de Nanterre Philippe Courroye était "venu en personne" sur place et a indiqué qu'il demanderait "un rendez-vous au directeur de cabinet de la ministre de l'Intérieur" Michèle Alliot-Marie.
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