© AFP/FRANK PERRYPARTISANS DU "OUI" A LA CONSTITUTION DE 2005
Parti socialiste
Julien Dray, le porte-parole du PS, juge qu'il s'agit d'un "nouvel avis de tempête pour l'Europe". La tentative de relance entreprise par Nicolas Sarkozy est aujourd'hui dans un grand péril, et semble avoir atteint ses limites. C'est d'une grande refondation démocratique et sociale dont l'Europe a besoin", estimet le député de l'Essonne. "La solution ne peut plus consister à trouver quelque rafistolage juridique. L'heure est donc à l'audace et à la créativité politiques", ajoute-t-il.
François Bayrou
"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d'autres peuples européens l'auraient fait à ce traité, encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne. On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l'Europe était uniquement une affaire d'initiés", estime le président du MoDem. "Il faut élaborer un traité court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", ajoute-t-il.
PARTISANS DU "NON" A LA CONSTITUTION DE 2005
Nicolas Dupont-Aignan
"Cela montre que les peuples d'Europe rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace. Les Irlandais aujourd'hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à l'Europe", affirme le député non-inscrit et président de Debout la République. "Ils veulent tout simplement une Europe qui les respecte et qui les protège, une Europe des nations et des projets. Une Europe démocratique, indépendante, au service du progrès social".
Parti communiste
"Le choix du peuple irlandais est un choix de courage et de lucidité. Il a su rejeter la mise en concurrence effrenée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l'Union européenne", écrit le PC dans un communiqué. "Il n'y aura pas d'avenir pour l'Union européenne si on continue d'être sourd aux exigences des peuples européens", ajoute-t-il.
Philippe de Villiers
"Le peuple irlandais a parlé au nom du peuple français en rejetant cette Constitution bis. Le peuple irlandais a pris le relais des Français. C'est pourquoi je dis que nous sommes tous des Irlandais", lance le président du Mouvement pour la France. "Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l'Europe de Bruxelles. Chaque fois que les peuples s'expriment directement, leur message est clair : ils ne veulent plus d'un système qui les dépossède de leur souveraineté. Il revient désormais à Nicolas Sarkozy qui va assurer pendant six mois la présidence de l'Union européenne de jeter les bases d'une nouvelle Europe respectueuse des peuples", conclut-il.
Jean-Pierre Chevènement
"Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde : les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale", affirme le président du Mouvement républicain et citoyen. "Le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l'Europe tout entière. C'est aussi un service rendu à la France, dont le poids relatif était affaibli par le Traité de Lisbonne, en rupture avec la parité fondatrice avec l'Allemagne qui avait jusqu'ici permis le progrès équilibré de la construction européenne", ajoute-t-il.
Olivier Besancenot, porte parole de la LCR
"Il s'agit d'une nouvelle importante : le traité de Lisbonne, comme le traité constitutionnel dans sa version grandeur nature, est définitivement mort et enterré. La bataille est d'ores et déjà engagée à faire respecter le non irlandais, là où le non français et néerlandais ne l'ont pas été", assène le porte-parole de la LCR. "A chaque fois qu'on consulte les peuples la réponse est la même: c'est non. La grande leçon c'est qu'il y un décalage démentiel entre d'un côté la Jet-set politique - les responsables et les élites politiques - et de l'autre ce que pensent les peuples", puisque "85% de classe politique irlandaise était pour le oui", rappelle-t-il.
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