François Hollande, le 15 juin 2008 sur Canal+ © Canal+François Hollande ne restera pas silencieux dans le bataille Royal-Delanoë pour sa succession. "S'il m'apparaît un bon ou une bonne Premier secrétaire, je le dirai. Au moment où ça se posera, à partir du mois de septembre, on va là rentrer dans le processus des motions." Invité dimanche sur Canal+, le n°1 du PS a déclaré qu'il se prononcerait à partir du mois de septembre dans la bataille pour sa succession à la tête du Parti socialiste. "Je dirai avec qui, plus exactement qui est avec moi, même si moi je dis 'je ne serai pas Premier secrétaire'", a-t-il décrypté.
Comme il l'avait déjà fait il y a quelques semaines, François Hollande n'a pas exclu d'être candidat à la candidature du PS pour la présidentielle de 2012 tout en réaffirmant qu'il était trop tôt pour faire connaître ses intentions. "Ce n'est pas le moment d'y répondre", a-t-il dit. "Pour l'instant, on a à faire un congrès, à choisir un Premier secrétaire et puis on verra bien." "La politique, ça ne se réduit pas à une candidature, une candidature, ça se mérite, ça se démontre", a-t-il ajouté.
Delanoë assure qu'il ne se "dérobera" pas
Mais pour l'heure, l'un des grands pressentis dans la bataille rechigne toujours à s'afficher. Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, s'est une nouvelle fois refusé dimanche à indiquer s'il briguerait la succession de François Hollande. Mais il a assuré qu'il "prendrai toutes mes responsabilités et ne se déroberait pas" si sa candidature est "utile", lors de l'émission "Vivement dimanche" sur France 2.
"Et si ce n'était pas utile que je sois candidat ?", a-t-il lancé. "Vous savez, c'est des questions de situation et d'alchimie (...) il y a des circonstances et, dans certaines circonstances, si vous avez des convictions, vous prenez vos responsabilités", a poursuivi Bertrand Delanoë. "Je ne suis pas obsédé par mon propre pouvoir. Si j'étais obsédé par mon propre pouvoir, je m'y serais pris autrement", a-t-il assuré.
Même s'il ne s'est toujours pas formellement déclaré, Bertrand Delanoë est considéré comme le principal adversaire de Ségolène Royal dans la course à la succession de François Hollande, qui doit être tranchée lors du congrès de Reims en novembre prochain. Dans un sondage Opinionway pour Métro, Bertrand Delanoë reste l'opposant préféré de 63% des Français, en progression de 5 points par rapport à mai.
Pas "un franc-tireur"
Les dirigeants socialistes ont évité tout éclat samedi lors de leur convention nationale à Paris, poursuivant les tractations en vue du congrès de novembre, qui désignera leur nouveau Premier secrétaire (lire notre article). Une demi-douzaine de candidats se sont plus ou moins ouvertement déclarés, dont le maire de Paris Bertrand Delanoë et l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. François Hollande a réaffirmé dimanche, sur Canal+, qu'il ne serait pas, dans cette bataille, "un franc-tireur".
"Moi, je ne suis là que pour donner de l'ordre, du sens, de la cohérence de la clarté, quand d'autres peuvent mettre en avant leur personnalité. Je suis là pour qu'au moins au niveau des idées, on se mette en bon ordre", a-t-il dit. Le mandat de François Hollande, qui s'achèvera au congrès de novembre, avait débuté en 1997.
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