Le Sénat © TF1/LCILe 29 mai, dans la soirée, les députés avaient ajouté, sous la pression de plusieurs dizaines de députés UMP une disposition au projet de réforme des institutions, rendant le référendum obligatoire pour l'entrée dans l'Union européenne de pays représentant plus de 5% de sa population. Soit donc, entre autres, la Turquie. Le 23 juin, tard dans la soirée, les sénateurs l'ont supprimée.
Réunis en séance plénière, les sénateurs, tous partis confondus, hormis les communistes, ont dénoncé lundi soir un amendement "offensant" et "discriminatoire" pour la Turquie, "pays allié et ami". Ils l'ont supprimé par 297 voix contre 7.
La garde des Sceaux, Rachida Dati, s'en était remise "à la sagesse" de la Haute Assemblée. Début juin, le gouvernement turc avait fait part de son "irritation" à propos de l'amendement de l'Assemblée. Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, avait mis en garde les parlementaires contre le risque de "rupture plus grave qu'on ne le croit" avec Ankara, induit par ce référendum obligatoire.
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