
Alors que s'ouvre dimanche le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a multiplié samedi les rencontres, entendant notamment jouer un rôle dans l'amélioration des relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie. Après avoir retrouvé le président égyptien Hosni Moubarak, avec lequel il doit coprésider dimanche le sommet, Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec son homologue libanais Michel Sleimane, puis avec le président syrien Bachar al-Assad. Au cours de cet entretien, la Syrie s'est dite déterminée à établir des relations diplomatiques avec le Liban, a annoncé la présidence française. Au cours d'une conférence de presse commune, les chefs d'Etat syrien et libanais ont même annoncé la prochaine ouverture d'ambassades dans leur capitale respective, une nouvelle qualifiée d'"historique" par l'Elysée. Depuis l'indépendance de ces deux pays, dans les années 1940, il n'y avait jamais eu d'échange d'ambassades entre le Liban et la Syrie, Damas s'étant efforcé jusqu'ici de maintenir sa tutelle politique et militaire sur son voisin.
Le Hezbollah crée un coup de tonnerre politique au Liban
Le mouvement chiite, pointé du doigt dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, a démissionné du gouvernement d'union nationale. Sa décision pourrait mettre le feu aux poudres.
Publié le 12/01/2011
Le président syrien et le roi saoudien au chevet du Liban
Lors de leur visite symbolique à Beyrouth, Bachar al-Assad, qui effectuait son premier déplacement au Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, et Abdallah ont tenté de désamorcer les tensions autour de la possible mise en cause du Hezbollah par le "tribunal Hariri".
Publié le 30/07/2010
Le président syrien a également déclaré que la Syrie souhaitait que la France apporte, avec les Etats-Unis, sa contribution à un futur accord de paix entre Israël et la Syrie "dans la phase de négociation directe comme dans la mise en oeuvre de l'accord". "Le Président français a marqué la disponibilité de la France à répondre à toute demande en ce sens, si les parties y trouvaient intérêt", ajoute le communiqué publié conjointement par la Syrie et par la France. Le président syrien a en revanche affirmé ne pas souhaiter de négociations de paix directes avec l'Etat hébreux avant la présidentielle américaine. Nicolas Sarkozy a par ailleurs demandé à Damas de "convaincre" l'Iran de prouver qu'il ne veut pas l'arme nucléaire. L'Iran n'a "aucune intention de détenir l'arme nucléaire", a répondu Bachar al-Assad.
L'épineux sujet concernant la question du tribunal international sur l'assassinat de l'ancien
Premier ministre libanais Rafic Hariri n'a pas été abordé par les deux chefs d'Etats. "C'est un sujet qui n'est pas négociable, pas discutable", a-t-on appris auprès de l'Elysée."Nous n'en avons pas débattu du tout parce qu'il n'y a rien à discuter, à négocier", a déclaré une source à la présidence française à l'issue de l'entretien
Sarkozy bientôt à Damas
Signe de l'entente retrouvée entre Paris et Damas, l'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy se rendra en Syrie, à l'invitation de Bachar al Assad, "avant la mi-septembre". Présent également au défilé du 14 juillet à Paris, au lendemain du sommet de l'Union pour la Méditerranée qui se tiendra dimanche en présence de 43 chefs d'Etat et de gouvernement, Bachar al-Assad, qui n'avait pas été reçu en France depuis juin 2001, fait ainsi son retour par la grande porte sur la scène diplomatique après avoir été mis au ban des nations en raison de l'ingérence de Damas dans les affaires libanaises, notamment après l'assassinat de Rafic Hariri en février 2005.
Mais la venue à Paris du président syrien Bachar al-Assad, et surtout sa présence au défilé militaire n'est pas sans soulever de nombreuses critiques. Opposition et militants syriens dénoncent l'un des régimes les plus répressifs du monde arabe. L'ex-Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, a estimé que le président syrien n'avait "pas sa place" dans la tribune d'honneur au bas des Champs-Elysées. Le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a fustigé "le 14 juillet du cynisme et de la désinvolture". Cette participation a suscité la colère d'anciens Casques bleus français, pour qui la présence de Bachar al-Assad est "une atteinte à la mémoire" des 58 soldats tués en 1983 dans l'attentat à Beyrouth du Drakkar, l'immeuble où dormaient des membres français d'une force multinationale. Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a lui-même reconnu que la présence du président syrien ne le "remplit pas d'aise".
| La décision de la Syrie et du Liban suscite de nombreux espoirs |
Après l'annonce de reprise des relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie a été accueillie favorablement par la sphère internationale. La perspective depuis de l'ouverture |
(D'après agence)
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