Contre les "nonistes", la task force des droites européennes

Par , le 02 juillet 2008 à 18h15 , mis à jour le 02 juillet 2008 à 23h02

A l'initiative de Jean-François Copé, les 27 groupes parlementaires de droite de l'UE ont créé un club pour montrer que l'Europe n'est pas source de problèmes mais surtout de solutions.

Europe © TF1/LCI

 Débat sur les OGM, réforme de la télé publique, et maintenant présidence française de l'UE... Jean-François Copé ne laisse rien passer pour user de son influence, persuadé que la présidence du groupe UMP lui amène la même surface médiatique qu'un ministère dont il a été privé en juin dernier. La même influence, à condition de se bouger. Alors ce mercredi 2 juillet, il a lancé en grandes pompes le "Club des 27", qui réunit les présidents de groupes de droite et de centre-droit des parlements nationaux de l'Union européenne. Objectif : être au plus près de l'opinion sur les sujets européens pour gagner les batailles référendaires face aux "nonistes".  
 
"Il faut arrêter de se prendre pour les meilleurs : les opposants à l'Europe sont mille fois mieux organisés que nous. Ils parlent sans arrête des problèmes et ça porte. Face à l'Europe des ennuis, il nous faut incarner l'Europe des solutions", explique Jean-François Copé. Et de poursuivre : "il faut alerter en amont sur les projets qui se préparent à Bruxelles pour réagir vite", et "créer le débat avec nos concitoyens chez nous", mais "en liaison étroite" avec le PPE (Parti populaire européen qui rassemble les droites et le centre europén). 

"Déjà réfléchir ensemble à des solutions"
 
Lors du lancement de ce club auquel participait une vingtaine de parlementaires de l'Union, dont le président du PPE, le Belge Wilfried Martens, les discussions ont tourné autour de la ratification du traité de Lisbonne ("c'est mal parti", glisse Copé) mais également des priorités de la présidence française. Les questions du climat et de l'énergie ont occupé une partie des discussions. Interrogé pour savoir si le "club des 27" avait déjà une position unique sur la proposition de Nicolas Sarkozy d'une baisse de la TVA sur l'essence, Jean-François Copé a botté en touche en expliquant que leur objectif n'était pas d'être forcément tous d'accord mais de "réfléchir ensemble à des solutions".
 
Désormais, quand la Commission européenne "commencera à penser un règlement ou une directive, nous, nous serons déjà entrain de commencer à prendre des positions publiques", a déclaré Jean-François Copé, parlant de "co-production" européenne. "Sinon, il ne faudra pas s'étonner de continuer à voir les référendums perdus les uns après les autres", a-t-il ajouté, citant notamment la polémique en France et en Europe sur la directive Bolkenstein, deux mois avant le "non" français au référendum sur la Constitution européenne en 2005.
 
Autre objectif : constituer une "force de frappe" en vue des élections européennes de 2009,  Le groupe UMP entend envoyer "plus systématiquement" des députés à Bruxelles et à Strasbourg, car les parlementaires nationaux sont "les meilleurs vecteurs" pour ces élections, a-t-il déclaré.  Autre idée lancée par Jean-François Copé ; l'invitation de commissaires européens lors des réunions de groupe UMP du mardi, comme cela a été fait avec les secrétaires généraux de la CFDT et de la CGT pour apaiser la polémique avec le gouvernement sur les 35 heures. En attendant de s'organiser plus précisément, une délégation du "Club des 27" devait être reçue par Nicolas Sarkozy à l'Elysée en fin de journée. Un premier signe d'existence, à suivre...
 

Par Renaud Pila le 02 juillet 2008 à 18:15
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3 Commentaires

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  • Martin, le 03/07/2008 à 05h23

    Parlons donc de l'assiduité des députés français aux séances du Parlement européen !

  • Maurice, le 02/07/2008 à 21h26

    Meme si l'Europe n'est pas parfaite il faut avancer. et jeter au caniveau ces retrogrades qui se regardent le nombril

  • Mandeville, le 02/07/2008 à 19h23

    Il était temps !!! Tant de gens préférent apparemment les champs de cadavres de 14-18 ; les ravages de la guerre 39-45. L'heureux temps où chaque génération nouvelle payait son tribut aux guerres européennes. C'était tellement mieux quand l'Europe se déchirait : on n'était pas embêté par les bureaucrates de Bruxelles. L'Europe, si imparfaite soit-elle, nous a au moins laissés en paix depuis 1945. Mais il faut croire que, pour certtains, cela ne compte pas. Et je préfère ne rien dire de M. K., l'impayable homme de Varsovie...

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