Accoyer © TF1/LCI
| > La réforme adoptée : l'annonce en images > Sarkozy : une victoire pour la démocratie > "Un succès" pour Karoutchi > Jean-Marc Ayrault : "presque un résultat pathétique" |
19-20 heures : réactions à chaud
Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée nationale : "On a maintenant les outils pour rapprocher les Français de leurs parlementaires, de leurs institutions et faire un meilleur travail pour la démocratie".
Rachida Dati, ministre de la Justice : "C'est une victoire pour les citoyens d'abord, pour le Parlement et également pour le président de la République qui a soutenu jusqu'au bout" la réforme.
Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste : "Malgré les pressions incessantes sur les parlementaires de la majorité présidentielle (...) le projet de loi de réforme des institutions n'a été adopté qu'avec une voix d'avance sur la majorité requise. Le président de la République n'a donc pas convaincu et cette réforme constitutionnelle restera entachée de l'extrême étroitesse de la marge avec laquelle elle a été votée".
Parti communiste : "Le Parlement qui, depuis une année se voit méprisé, bafoué et martyrisé par le président de la République, lui a pourtant accordé majoritairement sa confiance. De ces maigres modifications, les Français retiendront que le président de la République aura une tribune supplémentaire".
19 h : Sarkozy s'exprime depuis l'Irlande
Parmi les premiers à réagir au vote, le président évoque depuis Dublin, aux côtés du Premier ministre irlandais avec lequel il tient une conférence de presse, "une victoire pour la démocratie". Et d'ajouter : je m'en réjouis profondément. Ce soir, ce n'est pas un camp qui a gagné contre un autre, ce soir c'est la démocratie française qui a gagné. Une fois de plus, le camp du mouvement, du changement, de la modernité l'a emporté sur le camp de l'immobilisme, de la rigidité et du sectarisme".
18h35 : "Merde, c'est pas vrai"
Le résultat est connu plus tôt que prévu : la réforme des institutions est adoptée par 539 voix contre 357, soit une seule voix de plus que la majorité requise des 3/5èmes des suffrages exprimés. Un "oh" de surprise a accueilli ce résultat dans l'hémicycle de l'aile du Midi du Château de Versailles avant que les élus de la majorité se lèvent et applaudissent. "Merde, c'est pas vrai !", s'est exclamé un membre du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le couple exécutif peut souffler et les résultats prouvent que la bataille était bien très serrée. Il n'y avait pas de faux suspense orchestré.
17h45 : un double comptage pour le vote
Début des opérations de vote des 906 parlementaires. Le scrutin se déroule dans les salons situés à côté de l'hémicycle. Le scrutin s'annonçant très indécis indécis, un double comptage, électronique et manuel, sera effectué.
17h15 : "j'ai besoin de vous"
Jean-François Copé vante les mérites de la réforme des institutions, soulignant qu'il s'agissait de "finir le boulot" après les modifications apportées notamment par le quinquennat. "Ce qui pose problème lorsqu'on parle +d'hyperprésidentialisation+, ce n'est pas le président de la République, c'est la position mineure du Parlement, particulièrement depuis l'instauration du quinquennat, conjuguée avec l'inversion du calendrier électoral", déclare-t-il. "Regardons honnêtement" cette réforme "en repoussant les oeillères partisanes": "il s'agit d'une transformation profonde du mandat de parlementaire", insiste-t-il (voir la vidéo).
16h45 : "une scandaleuse occasion manquée"
Orateur le plus applaudi, Arnaud Montebourg affirme que cette réforme est une "triste et scandaleuse occasion manquée". Dans un discours très offensif, le député de Saône et Loire affirme que «l'augmentation des pouvoirs du parlement est en réalité une augmentation du pouvoir de la majorité en place". "Nous avons affirmé notre disponibilité pour un compromis même imparfait, nous avons pris le soin de tendre la main pour une réforme qui aurait pu être celle de tous", assure-t-il. "Nous avons été éconduits, nos amendements rejetés (...) Les amoureux de la démocratie ont été dédaignés" déplore-t-il, réveillant un auditoire quelque peu assoupi. Pour lui, "cette réforme entérine et constitutionnalise une forme de monocratie, c'est à dire tous les pouvoirs dérivant d'un seul".
16h30 : "contre la concentration des pouvoirs choisi par le chef de l'Etat"
A la tribune, Marie-George Buffet affirme que les communistes ne voteront pas la réforme car elle ne règlera pas "la concentration des pouvoirs choisi par le président de la République" (voir la vidéo).
16h15 : "notre oui relève d'un libre choix"
Jean-Michel Baylet donne la position des radicaux de gauche : "les radicaux ont la raison pour méthode. Comment un parlement pourrait refuser l'extension de ses prérogatives ? Notre "oui" relève d'un libre-choix".
15h30 : "soit le renouveau, soit le statu quo"
François Fillon s'exprime à la tribune. Le Premier ministre apelle les 906 parlementaires réunis en Congrès à Versailles à faire preuve d'un "esprit de responsabilité et de cohésion nationale" en votant en faveur de la réforme des institutions. "Aujourd'hui, vous êtes invités à décider pour la République et pour cela j'en appelle à l'esprit de responsabilité et de cohésion nationale", affirme le chef du gouvernement à la tribune. "L'Histoire, qui va toujours à l'essentiel, ne retiendra qu'une chose: soit ce 21 juillet 2008 marquera un renforcement des pouvoirs du Parlement et des citoyens, soit cette date consacrera le statu quo et ceci pour longtemps", ajoute-t-il. "Soit le renouveau, soit le statu quo. Voilà l'alternativeet tout le reste n'est que littérature", lance François Fillon (voir la vidéo). Souffrant depuis quelques semaines d'une sciatique, François Fillon est arrivé sans béquille mais le pas hésitant.
15h15 : "Copé galvanise"
Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, réunit une dernière fois ses troupes dès 14h45, dans la... Galerie des Batailles du Château de Versailles avant le vote sur la réforme des institutions. Lors de cette ultime rencontre, il entend "galvaniser" les députés UMPavant qu'ils n'entrent dans l'hémicycle du Congrès qui réunira les 906 parlementaires (576 députés et 330 sénateurs).
14h30 : ils arrivent en bus
Arrivée des députés et des sénateurs au château de Versailles par bus
Plus d'infos à suivre...
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