François Fillon à RTL © LCI/TF1 |
>François Fillon : "C'est honteux de mettre en cause le président de la République" |
On pouvait s'y attendre, les propos de Ségolène Royal, qui établissait hier un lien entre "la mise à sac" de son appartement et sa dénonciation de "la mainmise du clan Sarkozy", ont provoqué une levée de boucliers dans les rangs de l'UMP.
Le Premier ministre François Fillon a accusé sur RTL l'ex-candidate à la présidentielle de "perdre le contrôle d'elle-même". Le chef du gouvernement a jugé "absolument honteux de mettre en cause le président de la République". Selon lui, les propos de Mme Royal sont des "insinuations" lancées "sans aucune espèce naturellement de preuve", et relèvent de "la rubrique des faits divers". De son côté, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a évoqué une sortie "absurde et accablante". Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP, a dénoncé des propos qui relèvent de "la diffamation et de la calomnie". Mais c'est Frédéric Lefebvre, également porte-parole de l'UMP s'est montré le plus disert, estimant, tout en finesse, que Ségolène Royal avait "pété un câble", et qu'elle était "en train de craquer". En résumé : "Elle fait n'importe quoi."
"La meute est lâchée contre Royal"
De son côté, la députée Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, a reproché au Premier ministre François Fillon d'avoir "manifestement perdu le sens des valeurs et des usages républicains", dans sa réaction. "On aurait préféré qu'il commente, tout comme les autres responsables de l'UMP, ce que Ségolène Royal a dit sur la mainmise du clan des puissants amis de Nicolas Sarkozy sur la France, et en particulier sur les médias. Leur silence gêné montre que Ségolène Royal a visé juste", a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Autre proche de Ségolène Royal, le sénateur PS de Paris David Assouline a déclaré dans un communiqué que "la meute est encore lâchée contre celle qui dit clairement comment, pourquoi et pour qui le clan Sarkozy fait main basse sur la France". Les sénateurs PS ont réclamé mercredi une commission d'enquête parlementaire sur "l'indépendance des médias", évoquant les "liens manifestes" entre "certains acteurs politiques, y compris au plus haut niveau de l'Etat", et les patrons de presse.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




