Image d'archives © LCILe ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, estime dans une interview à Sud Ouest publiée vendredi que la "plus grande réforme dont le pays aurait besoin c'est peut-être la réforme du parti socialiste".
Indiquant qu'il avait téléphoné à Jack Lang "aussitôt pour le féliciter de son courage et de sa lucidité" lors du vote sur la réforme des institutions, Bernard Kouchner affirme être "fier de travailler avec (le président Sarkozy) parce qu'il réforme le pays".
"La négation perpetuelle"
"La plus grande réforme dont le pays aurait besoin, c'est peut-être la réforme du parti socialiste, qui pourrait se mettre au diapason des autres partis frères en Europe" a-t-il poursuivi. "Cela ferait plaisir à tout le monde. On pousserait un ouf de soulagement et peut-être pourrait-il faire des propositions. Là on est dans la négation perpétuelle, un peu immature", a encore dit le ministre. Il a ajouté que "la moitié (des socialistes) sinon les trois quarts ne pensent pas ce qu'ils disent".
Quelques heures avant l'ouverture du sommet UE/Afrique du Sud à Bordeaux, le ministre a aussi estimé que l'Afrique du Sud "n'était pas un partenaire idéal" mais "un partenaire obligé, parce qu'elle est une grande démocratie surmontée en permanence par l'image d'un très grand homme, Nelson Mandela".
Evoquant le discours de Dakar du président Sarkozy, il l'a "jugé avec une certaine sévérité. Cela s'est passé dans des conditions telles que cela ne pouvait être accepté", a-t-il dit, reconnaissant que le président sud-africain Thabo Mbeki avait, lui, "envoyé une lettre très claire de soutien au président Sarkozy", à ce sujet.
Dans ce discours, à l'occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, Nicolas Sarkozy avait suscité une vive émotion en évoquant notamment "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'Homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire".
(D'après agence)
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