Lang reproche à Royal "une rare mesquinerie"

le 04 juillet 2008 à 15h45 , mis à jour le 04 juillet 2008 à 16h06

Le député PS veut "témoigner que Nicolas Sarkozy n'a pas ménagé sa peine pour arracher Ingrid Betancourt à ses geôliers". De son côté, Ségolène Royal tente de couper court à la polémique.

TF1 / LCI Jack Lang sur le plateau du 20h de TF1, le 16 juillet 2007Jack Lang sur le plateau du 20h de TF1, le 16 juillet 2007 © LCI

La déclaration de Ségolène Royal sur la libération d'Ingrid Betancourt depuis le Québec jeudi continue de faire des vagues, à droite et maintenant à gauche. Ainsi, après les critiques de Fillon et Raffarin, c'est Jack Lang qui a estimé vendredi que "minimiser" le rôle de Nicolas Sarkozy dans cette libération relevait d'une "rare mesquinerie et d'un manque d'élégance morale". L'ancien ministre, également membre des comités de soutien à l'ex-otage, a jugé dans un communiqué qu'"en cette heureuse journée de retour en France d'Ingrid Betancourt, un seul sentiment devrait unir les Français : le bonheur de l'accueillir". "Les querelles autour d'une prétendue récupération politique me paraissent dérisoires", a poursuivi le député du Pas-de-Calais."Pour avoir personnellement participé à l'Elysée, en décembre dernier, à une rencontre entre le président Sarkozy et le président Chavez, je peux témoigner que le président français n'a pas ménagé sa peine pour arracher Ingrid Betancourt à ses geôliers", a-t-il ajouté.
 
Dans la même veine, le député PS Philippe Martin, également président du conseil général du Gers, a jugé les propos de Ségolène Royal "assez tristes et un peu consternants". Pour ce député fabiusien, "on veut pouvoir avoir l'air d'être le premier opposant à Nicolas Sarkozy mais il y a d'autres sujets sur lesquels on peut s'exprimer avec plus de véracité". "Qu'on le veuille ou non, les appels qu'il a pu faire passer, parfois par Radio France Internationale, la mobilisation qu'il a entretenue en France ne sont pas de nature à faire l'objet d'une critique". Pour le député socialiste, la libération de l'ex-otage des Farc "est effectivement une victoire de la stratégie un peu forte des autorités colombiennes". "Mais on ne peut pas dénier au président de la République d'avoir maintenu la mobilisation publique sur ce sujet consensuel", a-t-il souligné. "Peut-être qu'il (le président Sarkozy, ndlr) va surjouer le rôle qu'il y était pour beaucoup. A ce moment-là cela deviendra peut-être désagréable, mais pour le moment ces critiques ne sont pas du bon niveau", a-t-il Philippe
Martin.
 
A peine rentrée de Québec, Ségolène Royal a tenté de couper court vendredi à une "polémique indécente soulevée par la droite" sur des "propos sortis de leur contexte", affirme-t-elle. "Le moment n'est pas à la polémique politicienne", a-t-elle conclu. Sous couvert de l'anonymat, un cadre socialiste adversaire de Ségolène Royal cité par l'AFP a jugé sa déclaration "juste mais maladroite", parce "qu'une polémique sur une libération c'est une c...". L'opposition frontale revendiquée par Ségolène Royal, notamment depuis la présentation samedi de sa contribution au congrès de Reims, "risque de devenir obsessionnelle", ironise ce cadre.  
 
 

le 04 juillet 2008 à 15:45
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2 Commentaires

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  • Un parisienne, le 04/07/2008 à 16h26

    Jusqu'où ira S. Royal pour descendre N. Sarkozy. Quoiqu'il dise ou quoiqu'il fasse, il faut toujours qu'elle ait quelque chose à dire (forcédement en mal). Elle n'a rien d'autre à faire? A l'entendre si, à la voir non...

  • R, le 04/07/2008 à 16h25

    Qu'on laisse cette femme aux farc, personne n'ira la réclamer!

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