Pierre Moscovici © LCIPierre Moscovici, candidat à la succession de François Hollande, se rapproche de la contribution signée par Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, baptisée "la ligne claire", dans une interview à Libération à paraître mercredi. "Nous partageons la même lecture sur l'exigence réformiste, la recherche d'un modèle de développement nouveau, le rôle des élus locaux et l'engagement européen", affirme M. Moscovici. "Avec +la ligne claire+, nous avons des analyses communes", poursuit-il. "A partir de logiques différentes, eux partant des territoires et nous de
l'héritage social-démocrate, nous sommes arrivés à des textes qui ont un air de cousinage".
Se disant à la veille d'un "congrès compliqué", l'ancien ministre explique qu'il partage avec eux le refus d'un "statu quo mortifère" et d'une "présidentialisation délétère" ainsi que le souci d'une "direction allégée" du PS, "que ne conduirait pas un présidentiable". M. Moscovici, qui a présenté une contribution en vue du congrès du PS, avec les strauss-kahniens et les amis d'Arnaud Montebourg, estime qu'il faut "commencer par saisir la main tendue par ceux qui sont d'accord avec nous à 95%". "Dans cette perspective, je pense en particulier à Martine Aubry", dit-il, appelant à "profondément changer" le PS.
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