Sarkozy à Périgueux en février 2008 © Abacapress "Nous avons fait du bon boulot, c'es bien que le président nous félicite". Cette phrase revenait souvent dans la bouche des 200 à 300 parlementaires UMP invités mercredi à partager un buffet avec Nicolas Sarkozy dans les jardins de l'Elysée. "Il était en forme, détendu et pas fatigué comme l'ont laissé croire certaines gazettes", affirme-t-on au groupe UMP. Nicolas Sarkozy ne s'est pas adressé très longuement aux députés et sénateurs mais il a voulu les remercier pour leur vote lors de l'adoption de la réforme institutionnelle.
Le chef de l'Etat s'est félicité que l'UMP, qui a écarté toute mesure de rétorsion à l'encontre de ses sept parlementaires qui ont voté "non", n'ait pas "la même attitude que les socialistes". Car une nouvelle fois, le locataire de l'Elysée a lancé une charge violente contre le PS français, "parti le plus sectaire d'Europe", dont il a dénoncé la fermeture d'esprit. "Ils se détruisent par leur sectarisme", a-t-il affirmé à propos de l'opposition, affirmant toutefois son "respect" pour Jack Lang, seul parlementaire socialiste à avoir voté en faveur du texte. Il a également cité le sénateur Michel Charasse, exclu du PS en mai, qui s'est abstenu.
Sarkozy "blessé"
A propos du lobbying auprès de parlementaires récalcitrants ou encore indécis à la veille du Congrès de Versailles, le chef de l'Etat a admis avoir passé des "coups de téléphone". "C'est incontestable" mais "parler à quelqu'un de ma famille politique ce n'est pas menaçant", a-t-il affirmé. "J'ai été par contre blessé par certains qui disent que j'aurais fait des menaces, ce ne sont pas mes méthodes", a fait valoir le président de la République. "On a donné l'image d'une majorité qui continue les réformes quoi qu'il arrive", a-t-il également affirmé.
Les parlementaires de l'opposition ayant voté "oui" à la réforme des institutions avaient été conviés mercredi, mais ils ne sont pas allés jusqu'à participer à ces agapes. Jack Lang est reparti en vacances à Mykonos, en Grèce. Et les députés radicaux ne se sont pas déplacés. "Qu'ils se congratulent entre eux. Je n'ai pas de raison d'être à l'Elysée, je suis dans l'opposition", a expliqué Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche(PRG) dont une grande partie des élus a voté "oui".
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