LE Sénat a adopté le projet de réforme des institutions le 17 juillet 2008. © TF1/LCIPour Charles Pasqua, "la réforme est mal partie". Le sénateur des Hauts-de-Seine ne se contente pas de critiquer en privé le texte sur les institutions qui doit faire l'objet d'un ultime vote du Parlement réuni en congrès lundi prochain à Versailles : il s'en explique dans une interview à France Soir.
Charles Pasqua estime qu'un vote positif lundi "semble difficile", parce que le plein des voix à droite est "loin" d'être assuré, et parce que l'appoint de voix socialistes et centristes est "mal engagé". Et le sénateur apparenté UMP, reprochant au texte d'être une "usine à gaz", indique qu'il "ne croit pas", pour sa part, voter la réforme des institutions.
Des concessions qui ont soulevé de nouvelles hostilités
"Finalement, la réforme n'aurait dû comporter qu'un seul article : autoriser le président de la République à venir s'exprimer devant les députés et les sénateurs", car "tel est le véritable enjeu pour Nicolas Sarkozy, qui veut s'inspirer de la tradition américaine", déclare-t-il. Mais "pour obtenir l'adhésion des parlementaires, il a décidé dans le même temps de réévaluer les pouvoirs du Parlement", et "cela a entraîné un jeu de dominos : en effectuant certaines concessions, il a soulevé de nouvelles hostilités", regrette le sénateur des Hauts-de-Seine.
Interrogé par ailleurs sur la volonté de Patrick Devedjian, président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, de "faire le ménage" dans un département qu'il a lui même présidé, Charles Pasqua répond qu'il "comprend que (Patrick Devedjian) cherche à laisser son empreinte sur le département qu'il dirige". Mais il juge "regrettable" sa volonté de réduire des subventions du département au pôle universitaire Léonard de Vinci, "dont tout le monde reconnaît aujourd'hui la réussite".
D'après agence
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