Royal : "l'intolérable épreuve" pour les soldats

Par D.H. (avec agence), le 14 juillet 2008 à 22h42 , mis à jour le 14 juillet 2008 à 23h05

La socialiste a dénoncé lundi "l'intolérable épreuve" imposée aux soldats français de défiler devant le président syrien Bachar al-Assad.

Royal Sarkozy pouvoir d'achatSégolène Royal le 27 mai 2008 © LCI/TF1

Nouvelle polémique en vue ? Alors que Nicolas Sarkozy a joué la carte de l'apaisement envers l'armée, après le drame de Carcassonne et l'annonce de fermetures de sites par le ministère de la Défense (voir la vidéo). Alors que l'invitation à Paris de Bachar al-Assad a été très critiquée. Alors enfin qu'une manifestation s'est déroulée lundi à Paris contre la présence d'Assad, au moment même du défilé, lors de laquelle Robert Ménard a été arrêté (lire notre article). Ségolène Royal a dénoncé lundi "l'intolérable épreuve infligée à tous les Français et à nos forces armées républicaines contraintes de défiler devant la présence inadmissible de Bachar al-Assad, présent à la tribune officielle du 14 juillet, jour de fête pour les libertés républicaines".
 
"Après la visite de Kadhafi, un autre dictateur retrouve ainsi une crédibilité internationale sans aucune contrepartie : ni regret pour les soldats français massacrés au Drakkar, ni Tribunal international pour l'assassinat de Rafic Hariri, ni reconnaissance de la souveraineté du Liban", a-t-elle ajouté. "Je suis convaincue que ni le Général de Gaulle, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac n'auraient laissé la France payer ce prix d'une mise en scène humiliante", conclut la présidente de la région Poitou-Charentes.
 
"La mémoire de Ségolène Royal confine à la tartufferie politicienne", a réagi dans la soirée Chantal Brunel, une des porte-parole de l'UMP. "Elle oublie que la présence de Bachar al-Assad résulte du volontarisme diplomatique qui préside à la création de l'UPM et aux négociations entre Israël et la Syrie. Elle oublie également que lorsque des troupes françaises rendent les honneurs à des dirigeants étrangers, ceci n'a jamais valu approbation du régime", ajoute-t-elle dans un communiqué. "Du temps du général de Gaulle et de ses successeurs, les militaires français ont rendu les honneurs aux dirigeants soviétiques, sans que la France approuve la dictature soviétique", dit encore la porte-parole de l'UMP. "Lorsque Mme Mitterrand embrassait Fidel Castro, nous n'avons pas le souvenir d'avoir entendu Ségolène Royal, pourtant collaboratrice puis ministre de François Mitterrand, s'indigner de ce geste."

Par D.H. (avec agence) le 14 juillet 2008 à 22:42
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience