Ségolène Royal le 25 mai 2008 © DRCes derniers jours, Ségolène Royal amplifie son duel par médias interposés avec Nicolas Sarkozy, comme du temps de la campagne présidentielle. L'ex-candidate socialiste a estimé mardi que les propos du chef sur les grèves en France sont "pires que de la provocation" et montrent que le chef de l'Etat "vit dans un autre monde". "Je pense que c'est pire que de la provocation. Il ne se rend même plus compte de ce qu'il dit, au sens où, ça y est, il vit dans un autre monde. Pour lui, l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent", a-t-elle déclaré sur RTL.
"Il ne se rend pas compte que les gens sont désespérés" et qu'il est "très difficile pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a-t-elle ajouté. Selon Ségolène Royal, "c'est une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France. On se croirait revenus sous l'Ancien Régime où le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis, le roi enrichit ceux qui sont déjà riches, et pendant ce temps-là, le peuple s'appauvrit". "Présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et répondre à leurs soucis et à leurs problèmes", a-t-elle estimé. Samedi, devant le conseil national de l'UMP, Nicolas Sarkozy avait évoqué le faible impact des grèves en France, affirmant que "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit".
Ségolène Royal en fait-elle trop ? Interrogé lundi soir par LCI.fr, un proche de la candidate décryptait sa stratégie : "à quatre mois du congrès socialiste, Ségolène apparaît aux yeux des militants comme la plus combattive, elle ne veut pas que la gauche soit silencieuse face aux offensives de Sarkozy. Le rapport Mazeaud contre les quotas de l"immigration lui donne raison après coup". Et d'ajouter : "je reconnais que cette attitude "toujours contre" ne renforce pas sa présidentialité et sa crédibilité auprès de l'ensemble des Français mais il faut déjà solidifier un socle". Quant à sa déclaration sur la libération de Betancourt ? "C'était pas forcément le bon timing."
Retour MYTF1
Chargement en cours...




