Nicolas Sarkozy lors de la remise du rapport de la Commission Copé le 25 juin 2008 © TF1/LCIComment faire passer la réforme des institutions ? Voilà qui donne du fil à retordre à Nicolas Sarkozy et à la majorité. Alors que le vote des députés et des sénateurs réunis en congrès à Versailles le 21 juillet prochain s'annonce très serré, le président de la République pourrait sortir un nouveau tour de son chapeau pour faire pencher la balance.
Selon le quotidien Le Monde, le chef de l'Etat, pourrait tenter de séduire l'opposition en proposant de modifier les règles de décompte du temps de parole dans les médias. Cette concession consisterait à ne pas comptabiliser les réponses de l'opposition aux propos de politique intérieure du chef de l'Etat dans son temps de parole.
Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer avait déjà émis ce souhait en mai dernier dans une lettre adressée au président du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Dans cette missive datée du 26 mai dernier et dont le Monde publie des extraits, il exprimait déjà son désir de voir changer les règles de décompte du temps de parole de l'opposition.
Casse-tête
Si la modification était finalement retenue par le chef de l'Etat, le CSA serait face à un nouveau casse-tête. Il devrait en premier lieu déterminer ce qui ne relève pas des missions constitutionnelles du chef de l'Etat, puis évaluer le temps de parole dont disposera l'opposition pour répondre.
Le Parti socialiste a déjà fait savoir qu'il voterait contre la réforme des institutions. Mais dans ses rangs, certains pourraient être tentés comme le député du Pas-de-Calais, Jack Lang , qui a d'ores et déjà regretté dans les pages du quotidien du soir que « le Parti socialiste ne prenne pas davantage en considération les avancées qui pourraient être accomplies dans les prochains jours.»
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