Benoit Hamon au siège du PSBenoît Hamon, chef de file de la gauche du Parti socialiste, l'assure : le Nouveau parti socialiste est prêt à "s'intégrer dans la majorité" qui sortira du congrès de Reims en novembre, mais à "des conditions". Lors d'une conférence de presse, le leader du NPS, qui a surtout discuté avec Laurent Fabius et Martine Aubry jusqu'à présent, a annoncé "dans une première étape", une prochaine fusion de la contribution du NPS avec celle de l'ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, de l'aile gauche du PS. "Je confirme, nous voulons que la gauche du parti pèse sur l'orientation politique de la nouvelle majorité", a déclaré Marie-Noëlle Lienemann.
Selon Benoît Hamon, député européen, "les conditions de la victoire en 2012 se joueront, non pas à l'occasion du congrès qui précèdera l'élection présidentielle, mais au prochain congrès, tant sur la question des alliances et de la stratégie que de l'orientation politique, du projet". Alors que "le PS donne l'impression d'avoir abandonné les gens", l'ex-secrétaire national réclame "une orientation combative" qui réponde "à la demande sociale des classes populaires et des classes moyennes", tout en se disant prêt à passer "les compromis nécessaires". Raillant "le casting des candidats au poste de Premier secrétaire", il a demandé que "la majorité du parti intègre [ses] idées".
Restreindre le libre-échange
Parmi ces dernières, "la nécessité d'un parti de la gauche et du rassemblement de toute la gauche", "la question du retour de l'Etat" et "la remise en cause de la doxa libérale sur le libre échange". Le NPS en effet que "la nécessité de restrictions au libre échange s'impose (...) pour préserver l'environnement et un modèle social effectivement protecteur". Autres conditions, "la question des salaires" et la nécessité de "refonder le pacte européen autour d'une avant-garde".
Si ces conditions ne sont pas remplies, le NPS prévient qu'il présentera une motion de la gauche du parti à Reims, car "nous n'avons pas peur de nous compter". "Nous ne dilapiderons pas le capital politique que nous avons construit, avec les fabiusiens, notamment sur la question européenne", a prévenu Benoît Hamon. L'orientation du NPS reçoit "un écho assez favorable chez Laurent Fabius", tandis que "Martine Aubry m'a témoigné une forme d'empathie", a-t-il relevé. Assis à côté de lui, Henri Emmanuelli a estimé "peu probable" que le NPS se retrouve sur une motion qui serait aussi soutenue par de "grands élus" comme "Gérard Collomb dans le cadre d'un regroupement entre aubrystes, strauss-kahniens et fabiusiens".
(D'après agence)
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