Delanoë à Paris le 26 août © LCICandidat désormais proclamé à la direction du Parti socialiste, Bertrand Delanoë est en campagne. Il était mercredi à Bergerac, où il a marqué sa différence avec Ségolène Royal, l'une de ses concurrentes pour le congrès de Reims en novembre.
Le maire de Paris a revendiqué, lors d'une réunion publique devant quelque 600 personnes, "l'héritage, l'héritage de la gauche, l'héritage du socialisme", défendant le bilan de François Mitterrand et Lionel Jospin. Et il a lancé : "Je ne comprends pas que certains des nôtres, en toute bonne foi, puissent penser que l'on puisse opérer des rassemblements avec des gens qui se diraient à la fois de droite et de gauche". Il se distinguait par là de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle qui, au moment des élections municipales, avait préconisé entre les deux tours des alliances "partout" avec le MoDem de François Bayrou.
Aucun socialiste n'est "au-dessus du vote des militants"
"Je ne le dis pas pour exclure, je respecte ceux de nos amis qui pensent comme cela, j'essaie de faire appel à notre raisonnement collectif : c'est si dur de faire une politique de gauche ! Comment voulez-vous la faire avec des gens de droite ?", a argumenté Bertrand Delanoë. Selon lui, "la clarté est aussi nécessaire sur les rassemblements à opérer : parlons aux électeurs du centre gauche, disons-leur que la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose, proposons leur de venir se rassembler sur un projet politique, mais de gauche".
Le candidat à la succession de François Hollande a d'autre part pris "l'engagement", s'il est élu Premier secrétaire, de se "faire un devoir de travailler avec tous les socialistes, sans exception, quels que soient leurs différences, leurs votes au congrès de Reims", comme il le fait "depuis 36 ans".
"Je fais un autre serment, a poursuivi le maire de Paris. Je n'accepterai jamais qu'un socialiste, quel qu'il soit, se considère au-dessus du vote des militants", une allusion au référendum sur le traité constitutionnel européen qui avait vu Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli, puis Laurent Fabius, appeler à voter "non" malgré le "oui" des adhérents. Selon lui, "il faut que la vie démocratique de notre parti soit irréprochable". Bertrand Delanoë a aussi prévenu que s'il dirigeait le parti, "on (allait) bosser beaucoup". "Aux élus, aux responsables, je vais demander beaucoup", a-t-il dit. "La culture du travail, il va falloir se l'appliquer à nous-mêmes, avec bonne humeur, avec intelligence".
D'après agence
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