Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis lors d'un déjeuner à La Rochelle le 30 août 2008 © TF1/LCI> Moscovici lâché : sa réaction
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Chez Hollande, on observe alliances et contre-alliances
Comme d'habitude, François Hollande est souriant et de bonne humeur. La bataille pour sa succession va de rebondissement en rebondissement à dix semaines du congrès de Reims, mais lui veut sortir de tout ça par le haut. En début de soirée, il réunit ses amis dans un bar qui domine la baie. Ceux-ci lui conseillent d'attendre que toutes les tractations de La Rochelle se décantent pour peser. Julien Dray confie à LCI.fr qu'"il ne faut pas donner le sentiment de s'allier trop vite avec Delanoë au risque d'exclure Ségolène. Un bloc majoritaire Delanoë-Hollande-Royal est possible". Avec Moscovici ? "Il a commis l'erreur d'entrer dans les combinaisons et aujourd'hui les combinaisons se referment sur lui. Je l'avais prévenu. On va bien voir." Le député de l'Essonne trouve le spectacle donnée par la journée de samedi "dingue" , d'où son refus d'interview télé pour ne pas "mêler son visage à tout ça".
Stéphane Le Foll, le bras-droit de François Hollande, est encore plus direct : "vous voyez la journée de coups tordus, et dire qu'ils nous ont fait ça pendant cinq ans !". Ils ? Sont visés notamment les artisans du déjeuner Aubry-Fabius-Cambadélis qui annoncent, selon lui, "de fausses alliances à grands renforts de sms". "Quant à Montebourg, on ne peut pas traiter avec quelqu'un comme ça." Stéphane Le Foll est en train d'écrire un livre qui raconte ses cinq dernières années aux côté du patron de la rue de Solférino. "Ce ne sera pas trop méchant mais un peu quand même car il faur rétablir certaines vérités. Dès son élection au poste de premier secrétaire, les autres présidentiables ont contesté la capacité de leader de François, avec comme conséquence la percée de Ségolène."
Moscovici : "je n'avais pas de la peine, tout ça m'a amusé"
A quelques dizaines de mètre du pot des hollandais se joue un autre acte du vaudeville socialiste. Lâché par son camarade Jean-Christophe Cambadélis qui priviliégie une alliance avec Martine Aubry et Laurent Fabius, Pierre Moscovici improvise un point de presse sur une terrasse pour annoncer la fusion de sa contribution avec "Ligne claire". Ses signataires, le maire de Lyon, le Marseillais Jean-noël Guérini et Manuel Valls sont à ces côtés et le soutiennent. Tentant de jouer la carte de l'honnêteté en politique, le député du Doubs explique que "le PS n'a pas besoin de combinaisons mais de principes". "Je tends la main à Martine Aubry et si elle croit que le renouveau du PS passe par Fabius, alors je le regrettertai profondément", ajoute-t-il.
Les caméras éteintes, Pierre Moscovici confie à LCI.fr son sentiment sur la scène du déjeuner à la brasserie des Flots : "je n'avais pas de la peine, tout ça m'a amusé. Si vous aimez le cinéma, vous devez connaître le film de Sergio Leone, "Pour une poignée de dollars", et bien c'était ça". Et de confier qu'il n'avait pas été convié à ce déjeuner, alors que d'autres bruits circulent. C'est dans le TGV de vendredi (arrivée 13h40) qu'il en aurait appris l'existence. Les fabiusiens l'auraient fait prévenir.
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