Lionel Jospin à La Rochelle, le 29 août 2008 © TF1/LCIA l'université d'été du PS, les éléphants appellent tour à tour à l'unité et au rassemblement. Il y a eu d'abord Lionel Jospin qui a mis en garde contre une rupture du parti avec la stratégie de rassemblement de la gauche, qui serait "lourde de conséquences", estimant que le sujet doit être "tranché" au Congrès de Reims. Le rassemblement à gauche a contribué à la renaissance du socialisme français et permis des victoires locales et nationales en 1981, 1988 et 1997", a affirmé l'ancien Premier ministre, qui soutient la candidature de Bertrand Delanoë pour succéder à François Hollande au Congrès de Reims à la mi-novembre.
"Rompre avec cette stratégie serait une décision lourde de conséquences, même si les autres composantes de la gauche et les Verts se sont affaiblis", a-t-il prévenu. Cette "question fondamentale" doit faire l'objet d'une "délibération collective, à l'opposé de ce qui fut fait lors de la dernière élection présidentielle, dans l'hésitation des derniers jours", a déclaré Lionel Jospin, dans une allusion aux tentatives de rapprochement de l'ex-candidate Ségolène Royal avec le centriste François Bayrou, entre les deux tours. "
Notre Congrès aura à en débattre et à trancher", a encore plaidé Lionel Jospin pour qui l'alliance avec les autres composantes de la gauche doit aller de pair avec "un PS fort, qui se dote d'un programme convaincant et radical". Cela donnera aux Français une "image claire" du PS et lui permettra, selon lui, de "se donner un leader reconnu à l'extérieur, souhaité et accepté par tous à l'intérieur". "Si nous accomplissons ce premier pas, l'extrême-gauche sera ramenée à son impuissance proclamatoire et le pôle écologique sera amené à se tourner de nouveau vers nous", a affirmé l'ancien chef de gouvernement.
Royal : "Aimez-vous les uns les autres"
Son tour venu, Ségolène Royal a retrouvé les accents de sa campagne présidentielle pour appeler à l'unité. Ne restant qu'une journée à La Rochelle, la présidente de Poitou-Charentes a fait la leçon aux ténors du parti afin qu'ils respectent les militants et s'abstiennent de toute manoeuvre. Le simple rendez-vous militant que constitue ce forum est de fait quelque peu éclipsé par la recherche d'alliances en vue de la succession de François Hollande à la tête du parti.
"J'oserais vous dire malicieusement, ne le prenez pas au premier degré. Les Français nous parlent comme Juliette Gréco nous le chante : 'Aimez-vous les uns les autres ou disparaissez!", a-t-elle lancé, reprenant une formule aux accents religieux qu'elle avait déjà utilisée à la fin de la campagne présidentielle en 2007 et qui avait fait bondir les tenants de la laïcité au PS.
Le maire de Paris Bertrand Delanoë a annoncé cette semaine sa candidature face à Ségolène Royal, tandis que Martine Aubry, autre prétendante possible, refuse pour le moment de préciser ses intentions. Pierre Moscovici et Julien Dray sont dans la course depuis des mois.
"Personne ne peut se permettre de gâcher l'esprit studieux de nos rencontres", a prévenu Ségolène Royal dans son discours d'ouverture devant une salle comble où Bertrand Delanoë avait pris place.
(D'après agence)
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