Conseil national de l'UMP © TF1/LCIAlors que la porte-parole, Chantal Brunel, évoquait lundi le "déballage d'ambitions personnelles" socialistes à La Rochelle, le secrétaire général Patrick Devedjian a assuré mercredi : "L'unité chez nous, est réelle, bien sûr", après avoir ironisé sur "les appétits" autour de son départ éventuel. Patrick Devedjian, dont le départ prochain est régulièrement annoncé dans la presse depuis l'échec des municipales et cantonales, s'exprimait en marge de la présentation de l'université d'été, qui est cette année rebaptisée "campus", et mettra en avant la nouvelle génération des militants UMP. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, promu secrétaire général adjoint, lors d'un difficile remaniement de la direction après la défaite électorale de mars, a souhaité mercredi que les jeunes de l'UMP soient "porteurs d'un message d'unité".
Comme chez les seniors du parti, le renouvellement de l'équipe dirigeante des "Jeunes populaires" qui revendiquent 30.000 adhérents (contre 40.000 en 2007) avait suscité cet été de fortes tensions. Plusieurs, au sein du mouvement, comme Coralie Dupoux, démissionnaire du bureau national sortant, avaient dénoncé les "magouilles" et les "pressions" des "ténors" pour imposer Benjamin Lancar, face au tandem formé par Mathieu Guillemin et Aurore Bergé, qui ont finalement rejoint la nouvelle équipe dirigeante. "Il y avait des rivalités de projets, et on a plutôt parlé du quoi que du qui", minimise aujourd'hui Benjamin Lancar, 23 ans, étudiant à HEC, qui prendra officiellement ses fonctions de président vendredi, à l'ouverture des travaux de Royan.
"Vous avez tort d'écouter les ragots"
Mais à quelques jours de ce rendez-vous, la question d'une refonte de l'organigramme des seniors est à nouveau posée, d'autant que les adhésions marquent le pas depuis le début de l'année: l'UMP revendique aujourd'hui 210.000 adhérents, contre 370.000 fin 2007. "Il faut comparer une année sur l'autre" et attendre fin 2008, a corrigé mercredi Patrick Devedjian, même s'il juge "vraisemblable" que l'UMP comptera "moins d'adhérents qu'en 2007", année d'élection présidentielle "extrêmement mobilisatrice".
Les spéculations vont bon train sur son éventuelle succcession, d'autant que sa gestion solitaire est critiquée depuis des mois. Le sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin, a fait savoir qu'il quitterait la vice-présidence du Conseil national, qu'il soit ou non élu à la présidence du Sénat. A ce départ pourrait s'ajouter celui du secrétaire général. A des journalistes qui l'interrogeaient sur ses relations "tendues" avec Nicolas Sarkozy évoquées par les médias, M. Devedjian a cependant déclaré mercredi : "Vous avez tort d'écouter les ragots."
Le nom de Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, proche de Nicolas Sarkozy, est souvent cité pour jouer un rôle de poids à l'UMP, voire prendre la succession de M. Devedjian. A la question de savoir s'il était prêt à assumer cette responsabilité si Patrick Devedjian décidait de quitter son poste, il a répondu mercredi au Figaro.fr : "Je suis un homme de missions, pas d'ambitions. Je suis donc à la disposition du président de la République pour accomplir le rôle qu'il souhaite me voir assumer". Il a cependant réaffirmé vendredi matin sur France Info son intention de rester à la tête du parti et assure "avoir la confiance de Nicolas Sarkozy".
Mais ce week-end, il ne sera pas uniquement question de la bataille des lieutenants de Sarkozy. Des tables-rondes vont occuper les jeunes militants, notamment une sur le téléchargement. En guest star de cette réunion, le célèbre PDG du label Universal Pascal Nègre.
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