François Fillon au Congrès de Versailles © TF1/LCICertes, le système bancaire français est "solide", si l'on en croit la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Pour autant, les banques françaises "ne sont pas à l'abri de difficultés" liées à la crise financière mondiale, assure François Fillon, dans un entretien aux Echos. "La crise à laquelle nous sommes confrontés est sérieuse puisque nous avons une crise financière équivalente à celle de 1929 qui se cumule avec un choc pétrolier proche de celui de 1973", explique le Premier ministre, qui ajoute que "rien ne laisse à penser" que les compagnies d'assurances "soient vulnérables".
"Les banques françaises ne sont pas à l'abri de difficultés si une grande banque européenne défaillait. C'est pour cela que nous assurons les Français de la garantie absolue de l'Etat sur le système bancaire français", dit François Fillon, reprenant les assurances données par Nicolas Sarkozy dans son discours de Toulon la semaine dernière. "Nous sommes totalement mobilisés (...) Nous ne nous interdisons aucune solution. Si une banque française a des difficultés, l'Etat peut faciliter son adossement, prendre une participation comme nous l'avons fait avec Alstom et hier avec Dexia. Nous nous donnerons les moyens d'empêcher un sinistre financier majeur. Il n'y aura pas de faillite", ajoute-t-il.
Le cap des réformes maintenu
Un peu plus tôt dans la journée, à l'issue d'une réunion à l'Elysée, deux grands patrons de banque et d'assurances, Georges Pauget, du Crédit Agricole, et Henri de Castries, président d'AXA, avaient affirmé que l'ensemble du dispositif bancaire français était "solide", "stable" et "fiable". Même ton rassurant de la part de Christine Lagarde, pour qui "nous avons toutes les raisons de penser" que le secteur bancaire tricolore est "solide". Avant cette réunion, le ministre du Budget, Eric Woerth, avait aussi affirmé qu'"aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance vie ne [pouvait] être touché" en France.
Concernant les dispositions envisagées pour assurer le financement de l'économie, François Fillon évoque une réaffectation des excédents de la collecte du Livret A par rapport aux besoins du logement social. Le gouvernement étudie par ailleurs le relèvement du plafond du fonds de garantie à l'accession sociale à la propriété. Le plafond actuel limite à 20% la proportion potentielle d'accédants. "En relevant ce plafond, on doit pouvoir rendre ce fonds opérationnel pour la majorité des accédants. Cela permettrait de diminuer le risque des établissements bancaires et de faciliter l'accès au crédit immobilier pour les particuliers", explique François Fillon. Au chapitre des taux d'intérêt, le Premier ministre dit espérer que les décisions de la Banque centrale européenne "seront à la hauteur des enjeux économiques". Enfin, le Premier ministre n'envisage pour l'heure pas de changement de cap économique, réaffirmant que tout sera fait pour que le déficit public ne dépasse pas le seuil des 3% du PIB fixé par le pacte de stabilité européen.
(D'après agence)
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