Nicolas Sarkozy et le pape Benoît XVI, à l'Elysée, le 12 septembre 2008 © TF1/LCI![]() |
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Le terme de "laïcité positive" employé par Nicolas Sarkozy, à l'Elysée, lors de son discours au premier jour de la visite en France du pape Benoît XVI, a fait vivement réagir politiques et associations à gauche. François Hollande a notamment estimé que Nicolas Sarkozy s'était "écarté de son rôle de chef de l'Etat", et Marie-George Buffet s'est dite inquiète de "l'adjectif" accolé par Nicolas Sarkozy au terme de laïcité : "Des fois elle est positive, des fois elle est moderne, je préférerais qu'on en reste au concept". Samedi, le chef du gouvernement et l'UMP ont répliqué.
"Le président de la République est dans son rôle en souhaitant que l'ensemble des courants de pensée, religieux, philosophiques, cohabitent dans notre pays avec la même volonté de construire", a ainsi déclaré sur France 2 le Premier ministre François Fillon, à l'issue de la célébration d'une messe sur l'esplanade des Invalides, à Paris, par le souverain pontife. De même, selon lui, "le pape est dans son rôle en appelant à ce qu'il y ait plus d'hommes qui se tournent vers la prêtrise". Tout cela est "parfaitement compatible" avec le respect du principe de laïcité.
"Pourquoi la laïcité positive leur fait-elle si peur ?"
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a pour sa part accusé François Hollande et le PS de faire preuve "d'intolérance", de "dénigrement" et "d'insulter tous les chrétiens de France".
"Pourquoi la laïcité positive leur fait-elle si peur ? La République doit être sûre d'elle et ainsi savoir tendre la main aux croyants", a-t-il estimé dans un communiqué. "Pourquoi ne marquer son indignation qu'à la venue du pape au risque de blesser des millions de croyants ? Les vieux laïcards de la IIIe République doivent laisser place à une laïcité de notre temps".
D'après agence
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