François Fillon lors de son discours de clôture du "campus" de l'UMP à Royan (7 septembre 2008) © TF1/LCIA Royan, l'UMP voulait se démarquer du Parti socialiste, qui avait tenu une semaine plus tôt son université d'été à La Rochelle. Pour le Premier ministre François Fillon, la mission est réussie. "Le contraste est saisissant", a-t-il déclaré dimanche dans son discours de clôture du Campus UMP de Royan. "A La Rochelle, le parti socialiste s'est montré tel qu'il est : sans idée, sans proposition, sans inspiration, déconnecté des préoccupations des Français", a-t-il dit. "Nous sommes en initiative, ils sont dans l'inaction. Nous sommes unis, ils sont divisés. Nous sommes en quête de modernité, ils sont enferrés dans le passé", a énuméré le chef du gouvernement. "Il n'existe au Parti socialiste qu'un seul sujet d'unité : la critique systématique du président de la République."
Autre sujet abordé lors de son discours de clôture, le RSA. Non, la taxe sur les revenus du patrimoine retenue pour le financer ne constitue pas une "entorse" à la baisse des impôts, a assuré François Fillon. "Avec la déduction des intérêts d'emprunt, l'allègement des droits de mutation et de succession, le bouclier fiscal, nous avons fait beaucoup pour les ménages, et notamment pour les classes moyennes", a-t-il plaidé. "La contribution destinée" au financement du RSA "ne peut donc être en aucun cas considérée comme une entorse à notre politique de maîtrise globale des prélèvements obligatoires", a-t-il jugé.
Tout au long du week-end, les dirigeants de l'UMP ont mis en parallèle les 13 milliards de baisse de prélèvements du paquet fiscal et le 1,4 milliard de hausse constituant le financement du RSA. Tous les parlementaires de la majorité ne sont toutefois pas convaincus par cette formule, qui est en revanche approuvée par la gauche. Dimanche, le chef du gouvernement a une nouvelle fois justifié le choix d'une taxe supplémentaire, tout en admettant qu'il pouvait "faire débat dans un pays où les prélèvements obligatoires sont trop élevés". "Le RSA, c'est le symbole de la politique de réforme que nous proposons", a lancé le Premier ministre, accusant l'actuel revenu minimum d'insertion d'être devenu "non plus le filet de sécurité qu'il devait être, mais un statut permanent". "Il n'était pas question de taxer le travail", ni "d'accroître les déficits publics".
(D'après agence)
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