Hollande : "aucune annonce de mesure"

le 25 septembre 2008 à 20h27 , mis à jour le 25 septembre 2008 à 21h44

Voici les principales réactions politiques et syndicales à l'analyse de la crise financière faite jeudi à Toulon par Nicolas Sarkozy.

Hollande PS Congrès Réforme LangFrançois Hollande à Périgueux le 13 mai 2008 © Abaca

François Hollande : "aucune annonce de mesure. Rien"
"J'ai été tout à fait surpris, alors que le discours de Nicolas Sarkozy était annoncé, c'est le moins que l'on puisse dire, aucune annonce de mesure. Rien", a réagi le premier secrétaire du PS sur France 3. "Il a fait voter il y a un an ce qu'on appelle le paquet fiscal et notamment le bouclier fiscal qui protège précisément toutes les hautes rémunérations et les gros patrimoines et là, (...) parce (...) que les Français sont inquiets, parce qu'ils sont eux-même heurtés par ces indemnités ou par ces rémunérations-là, il va faire une annonce alors qu'il a lui-même libéralisé, défiscalisé l'ensemble de ces rémunérations". François Hollande a en outre réclamé une "pénalisation fiscale de tous les parachutes dorés".
 
Bayrou : "une incroyable accumulation de promesses"
Le président du MoDem a vu "une incroyable accumulation de promesses" dans le discours de Nicolas Sarkozy. "Si le bohneur des peuples se mesurait à la somme des promesses qu'on leur fait, qu'est-ce que les peuples seraient heureux!". Le chef de l'Etat a "promis tout et le contraire de tout", a-t-il estimé. Mais "faute de marge de manoeuvre, toutes ces promesses déboucheront sur des désillusions", selon le président du Mouvement démocrate. "Le discours qu'on appelle volontariste se heurtera naturellement aux réalités". "La vérité que tout le monde découvrira, c'est que depuis 18 mois, au lieu de constituer des marges de manoeuvre, on a laissé filer le déficit qui est aujourd'hui supérieur de 25% à ce qui avait été prévu", a-t-il affirmé.
 
Le PC : "Qui espère-t-il tromper ?"
Nicolas Sarkozy "a tenté de démontrer que le monde est divisé en deux catégories : d'un coté les méchants capitalistes spéculateurs et de l'autre les gentils capitalistes entrepreneurs. Qui espère-t-il tromper ? La recherche du profit, son accumulation et la spéculation fondent le capitalisme. "Loin de les protéger, Nicolas Sarkozy fait aux français la promesse du pire. Le pire pour les salaires, le pire pour la croissance, et au final, le pire pour l'ensemble des français.

Aubry : "langue de bois totalement irréelle"
Le maire PS de Lille, Martine Aubry, a dénoncé jeudi "la poursuite absolue d'un discours qui affiche une langue de bois battante", "totalement iréélle", après l'intervention de Nicolas Sarkozy à Toulon sur la crise économique. Dans une déclaration, Martine Aubry, qui conduit une motion pour le congrès du PS de novembre, a déploré "la poursuite absolue d'un discours qui affiche une langue de bois battante, totalement irréelle et totalement en décalage par rapport à la politique qu'il mène".
 
Bernard Thibault : des jours sombres pour les salariés
Sur France 3, le secrétaire général de la CGT a estimé que "Le président de la République nous annonce des jours sombres, plus particulièrement pour les salariés, une fin de recevoir en quelque sorte pour les revendications sur les salaires. "Il nous dit aussi que ça va aller plus mal sur le pouvoir d'achat et sur l'emploi. Il dénonce le capitalisme financier à distinguer du vrai capitalisme (...) pour justifier la mise en oeuvre, voire l'accélération des réformes qui sont à l'ordre du jour du programme gouvernemental."
 
Laurence Parisot : un "discours véridique, ambitieux, historique"
"Le président de la République a prononcé un discours véridique, ambitieux, historique, à la hauteur du défi auquel nous sommes tous confrontés, a jugé la présidente du Medef dans un communiqué. "Le Medef a le sentiment d'avoir été entendu sur la nécessaire réconciliation de la France avec l'entreprise et avec l'entrepreneur. "Je partage l'idéal de modération du Président de la République quand il prône des comportements raisonnables en matière de rémunération, c'est cela l'esprit du capitalisme.

Chérèque : "Sarkozy justifie sa politique par la crise sans rien remettre en cause"
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé jeudi que le président de la République "prend appui sur la crise pour justifier sa politique sans rien remettre en cause de ce qu'il a fait". "Tout en nous annonçant une crise majeure, il ne nous dit pas comment il va y répondre. Je ne vois pas comment les salariés vont trouver des réponses", a-t-il déclaré. "Il nous annonce, tout en le niant, la rigueur, en particulier pour les fonctionnaires et les politiques publiques. Quand il dit +un échelon de collectivité territoriale en moins+, ça sous-entend qu'en supprimant les départements ou un autre échelon, il supprime les politiques publiques qui vont avec", a-t-il souligné.

FO : "Rien de rassurant dans le discours de Toulon"
Force ouvrière a estimé jeudi soir dans un communiqué qu'il n'y avait "rien de très rassurant dans le discours de Toulon". "Au-delà de l'affirmation que cette crise ne serait pas celle du capitalisme mais d'un système financier, qui peut laisser perplexe", souligne FO, "il n'y rien de très rassurant dans le discours de Toulon".
 
Luc Chatel : "il a montré que l'Etat sera présent
Pour le secrétaire d'Etat à l'Industrie et porte-parole du gouvernement, Nicolas Sarkozy "a pris toute la mesure de l'impact que peut avoir cette crise pour les Français". "Il a montré que l'Etat sera présent pour protéger chaque Français". "Parce qu'il s'agit d'une crise mondiale, il faut une réponse globale: Nicolas Sarkozy prend les devants en mobilisant l'Europe et l'ensemble des gouvernements afin de travailler rapidement à des solutions communes".
 
Laurent Wauquiez : "un capitaine courage tenant fermement le gouvernail"
Selon le secrétaire d'Etat à l'Emploi, "face à l'inquiétude que crée la tempête économique internationale, le président de la République a montré l'image d'un capitaine courage tenant fermement le gouvernail. Il aborde cette crise avec la même détermination que celle dont il a fait preuve dans la crise géorgienne".
 
Jean-François Copé : "il a su trouver les mots"
Le chef de file des députés UMP estime que "le président de la République a su trouver les mots pour réaffirmer l'engagement de l'Etat et la nécessité absolue de tenir fermement le cap des réformes et en particulier des réformes de structure !". "Les députés UMP, dans le cadre de leurs nouvelles attributions, prendront toute leur part à ces chantiers, notamment sur la réforme des collectivités locales".

le 25 septembre 2008 à 20:27
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4 Commentaires

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  • Mimicarla, le 25/09/2008 à 20h57

    Je ne prétends défendre ni les uns ni les autres, mais je trouve que la critique est facile, il aurait été plus judicieux de trouver une adéquation et une entente ( pour une fois) dans notre systeme politique, face à cette crise

  • Gerard, le 25/09/2008 à 20h51

    Et toi cher francois qu as tu donc a proposer.demandes a tes amis ce qu ils faut faire. a part critiquer vous n avez aucune idée .vous ne faites que vous battre pour pour prendre le poste .j ai cru en vous en vos idées mais vous n avez rien fait.vous parler de crise mais qui nous a mis la C.S.G. et le R.D.S. c est vous .l auriez vous oublié.alors arretez de parler et bougez vous si vous en etes capables.gerard

  • Françoise, le 25/09/2008 à 20h46

    Monsieur Hollande vous devriez apprendre à vous taire car vous commencez à agacer sérieusement les français (même ceux supposés de votre parti). Râbachez sans cesse que les français sont inquiets est devenue une litote dans votre bouche. On le sait, on le voit, on en souffre, mais qu'auriez vous donc fait vous et vos acolytes à la place du Gouvernement ? Rien .... comme vous l'avez démontré par le passé. Je vous souhaite de rester longtemps dans l'opposition car, d'une part, ça vous occupe et d'autre part nous sommes un peu plus tranquilles.

  • Gilbert, le 25/09/2008 à 20h42

    Voila Mr Hollande qui arrive pour sa critique mais que propose ce Mr pour régler certains risques de cette crise en faite comme d'habitude le PS n'a rien a dire et la crise étant dure pourquoi ne pas proposer ses services au gouvernement avec les solutions du PS

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