François Hollande et Bertrand Delanoë, lors d'un meeting à Cergy-Pontoise, le 16 septembre 2008 © TF1-LCI |
Côte à côte, les deux hommes ont levé les bras à la tribune devant plusieurs centaines de militants et insisté sur leurs valeurs communes. Un symbole fort, au lendemain des vertes accusations de Ségolène Royal, lundi soir sur TF1, envers son ex-compagnon de ne pas rester "au-dessus des débats du congrès" (lire notre article). Un signe que le soutient est désormais officiel, que les deux hommes veulent montrer qu'ils ‘assument' cette alliance. Lors d'un meeting mardi soir à Cergy Pontoise, dans le Val d'Oise, François Hollande a donc apporté un soutien sans faille à Bertrand Delanoë dans la course à sa succession.
Le Premier secrétaire du PS a justifié cette alliance en la présentant comme "légitime, naturelle, évidente". Le député de Corrèze a déclaré : "Ce que nous commençons ici, ce premier rassemblement, doit en appeler d'autres". "Je ne peux pas rester spectateur (...), indifférent. Je veux m'engager, je prends ma responsabilité, c'est mon travail de Premier secrétaire, voulant une cohérence entre ce qui a été fait depuis onze ans et ce qui reste à faire", a-t-il affirmé. "Ce que nous assumons, Bertrand et moi, c'est le réformisme de gauche qui prend en compte l'exigence de régulation et en même temps prend en compte la réalité telle qu'elle est" car pour distribuer, "il faut produire de la richesse".
Delanoë : un "accord de fond"
En difficulté dans les sondages (lire notre article), Ségolène Royal a tenté de bouleverser la donne en annonçant lundi soir qu'elle était disposée à mettre entre parenthèses sa candidature jusqu'au vote des motions, lors du congrès de novembre. Mais, comme Bertrand Delanoë, François Hollande s'est une énième fois déclaré favorable à "la seule stratégie qui permet la victoire, le rassemblement de la gauche pour l'élargir ensuite à tous ceux qui veulent nous rejoindre". Il a pris position contre une primaire auprès de tout l'électorat socialiste pour désigner le candidat à l'élection présidentielle, se prononçant pour "un parti qui désigne par ses adhérents les candidats à toutes les fonctions, y compris à l'élection présidentielle".
En réponse à ce soutien sans faille, le maire de Paris s'est déclaré "solidaire" du bilan de François Hollande à la direction du PS, affirmant que les deux hommes étaient unis par "un accord de fond". Exprimant "un mélange de joie et de gravité" pour cette première estrade commune en vue du congrès de Reims devant quelque six cents militants, Bertrand Delanoë a vu dans "François Hollande, un leader politique qu('il) assume totalement".
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