"L'unité nationale" fait un flop

le 30 septembre 2008 à 20h44 , mis à jour le 30 septembre 2008 à 20h48

Réclamée par le Premier ministre, l'unité a été refusée par la gauche et par François Bayrou.

Fillon Assemblée UMP AfghanistanFillon à l'Assemblée © LCI

 Le Premier ministre, François Fillon, a réitéré mardi à Beaune, devant les parlementaires du Nouveau Centre, son appel à "l'unité nationale" pour faire face à la crise financière. Mais il a essuyé un cuisant refus, de la gauche et du MoDem. Michel Sapin, secrétaire national PS à l'économie, a rejeté l'idée d'une "unité nationale" en France face à la crise financière, estimant que c'est à Nicolas Sarkozy de "prendre ses responsabilités". En France, "la responsabilité politique est clairement entre les mains d'une majorité qui peut décider. Nous ne sommes pas dans la même situation qu'aux Etats-Unis", a fait valoir M. Sapin sur RMC. C'est au président "de prendre ses responsabilités aujourd'hui". Selon lui, une "unité nationale du point de vue politique" n'est donc pas de mise mais il faut toutefois "du sang froid à droite comme à gauche", faire preuve "de responsabilité les uns et les autres" pour "rassurer les épargnants, rassurer les Français sur la solidité du système français".
 
De son côté, Le président du MoDem, François Bayrou, a réfuté  toute "union nationale" pour faire face à la crise économique sans remise en cause de la politique "massivement erronée" suivie par Nicolas Sarkozy."Il ne peut y avoir union nationale que s'il y a remise en cause de la politique suivie, que s'il y a remise en cause d'une politique qui est, dans ses fondamentaux, dans ses orientations principales, aussi massivement erronée que l'a été la politique suivie par Nicolas Sarkozy", a déclaré M. Bayrou sur France Info à propos de l'appel à l'unité nationale lancé vendredi par le Premier ministre François Fillon.
 
"Dans la plupart des pays, on a une situation d'unité nationale. Ce n'est malheureusement pas le cas dans notre pays", a déploré le porte-parole de l'UMP, le très sarkozyste Frédéric Lefebvre. "Un certain nombre d'élus (PS) n'ont pas saisi la gravité de la crise et il est temps qu'ils se ressaisissent", a-t-il ajouté, en excluant toutefois certains responsables comme Didier Migaud ou Michel Rocard.
 

le 30 septembre 2008 à 20:44
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