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| La réaction de François Hollande |
La gauche espérait gagner une dizaine de sièges. C'est finalement 27 : 15 pour le Parti socialiste et les apparentés, 2 pour le Parti radical de gauche, ainsi que 9 nouveaux élus divers gauche et un nouvel élu régionaliste, classé à gauche. "C'est un succès, (...) c'est plus que ce que l'on imaginait dans les meilleures hypothèses, plus fort que prévu malgré le mode de scrutin", a déclaré le Premier secrétaire du PS, François Hollande. De son côté, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian relativise. "Après les régionales et cantonales de 2004, les cantonales et municipales de 2008, toutes défavorables à la droite, laissaient prévoir le recul mécanique du nombre de sénateurs de la majorité sénatoriale", a expliqué le président du conseil général des Hauts-de-Seine. Mais "les résultats intervenus démontrent que la majorité sénatoriale à mieux résisté que prévu." "Il n'y a pas péril en la demeure", a assuré pour sa part le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
Parmi les avancées de la gauche, à signaler ainsi le cas de l'Ille-et-Vilaine, où elle rafle trois des quatre sièges à pourvoir, une première puisqu'elle n'avait jamais eu de sénateur dans ce département depuis le début de la Ve République. En Corrèze, ex-fief chiraquien, les deux sièges de droite reviennent au PS. Les grands électeurs du Doubs, qui comptait trois sénateurs de droite, ont eux donné leur confiance à deux socialistes, réélisant par ailleurs Jean-François Humbert, sénateur UMP sortant. Dans l'Aisne, le président PS du conseil général Yves Daudigny est devenu le premier sénateur socialiste élu sous la Ve République dans ce département, où l'UMP a conservé, grâce à Pierre André et Antoine Lefèvre, les deux sièges qu'elle avait avant le scrutin. La droite a perdu ses deux sièges de sénateurs dans l'Aveyron, département traditionnellement ancré à droite, alors que le PS s'immisce dans les très droitières Alpes-Maritimes, s'emparant du siège nouveau.
En Gironde, droite et gauche sont désormais à égalité en nombre de sénateurs, la droite ayant conservé à la proportionnelle ses trois sièges et le PS ayant gardé ses deux sénateurs sortants et conquis le nouveau siège dévolu au département. L'UMP a également bien résisté en Eure-et-Loir, dans l'Hérault, l'Ain, et les deux îles caraïbes de Saint-Barthélémy et Saint-Martin.
Grands gagnants et grands perdants
Parmi les nouveaux élus, l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen, devient sénateur du Territoire-de-Belfort à l'issue du second tour face au socialiste Yves Ackermann et à l'UMP Robert Creel. En revanche, dans l'Ain, l'ancien ministre de la Défense Charles Millon, qui avait dû en 1998 se démettre de la présidence de la région Rhône-Alpes après avoir accepté les voix du Front national, a été battu. François Rebsamen, maire de Dijon et numéro deux du PS, l'a emporté au second tour - et la gauche a même raflé un deuxième siège en Côte d'Or avec l'élection de l'ancien ministre socialiste François Patriat. L'ancien député UMP Dominique Paillé, conseiller politique à l'Elysée et porte-parole de l'UMP, qui briguait un des quatre sièges des Français de l'étranger, a été nettement battu, obtenant 16 voix sur 151 votants, le plus mauvais score. Et dans les Bouches-du-Rhône, la liste socialiste l'a emporté sur celle de l'UMP conduite par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, vice-président de l'UMP, qui a été réélu. La gauche remporte 5 sièges contre 3 à l'UMP.
Outre les résultats de l'élection de dimanche, les yeux des sénateurs vont se tourner rapidement vers la présidence du Sénat qui se joue à guichets fermés au sein de l'UMP, la majorité du Sénat n'étant pas menacée, malgré les gains de sièges obtenus dimanche par la gauche. Pour l'heure, deux favoris, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, et un outsider, Philippe Marini. Jean-Pierre Raffarin, invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, a répété que sa candidature à la primaire de l'UMP pour la présidence du Sénat, était "probable". Le maire de Marseille doit dire pour sa part mardi s'il se porte candidat. Le groupe UMP choisira mercredi prochain.
D'après agence
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