La gauche jubile

le 21 septembre 2008 à 06h55 , mis à jour le 22 septembre 2008 à 20h29

A l'occasion des élections sénatoriales de dimanche, la gauche a gagné 27 sièges, alors qu'elle en espérait une dizaine, mais la majorité du Sénat reste à droite.

Sénat

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La réaction de François Hollande
 

La gauche espérait gagner une dizaine de sièges. C'est finalement 27 : 15 pour le Parti socialiste et les apparentés, 2 pour le Parti radical de gauche, ainsi que 9 nouveaux élus divers gauche et un nouvel élu régionaliste, classé à gauche. "C'est un succès, (...) c'est plus que ce que l'on imaginait dans les meilleures hypothèses, plus fort que prévu malgré le mode de scrutin", a déclaré le Premier secrétaire du PS, François Hollande. De son côté, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian relativise. "Après les régionales et cantonales de 2004, les cantonales et municipales de 2008, toutes défavorables à la droite, laissaient prévoir le recul mécanique du nombre de sénateurs de la majorité sénatoriale", a expliqué le président du conseil général des Hauts-de-Seine. Mais "les résultats intervenus démontrent que la majorité sénatoriale à mieux résisté que prévu."  "Il n'y a pas péril en la demeure", a assuré pour sa part le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.

Parmi les avancées de la gauche, à signaler ainsi le cas de l'Ille-et-Vilaine, où elle rafle trois des quatre  sièges à pourvoir, une première puisqu'elle n'avait jamais eu de sénateur dans ce département depuis le début de la Ve République. En Corrèze, ex-fief chiraquien, les deux sièges de droite reviennent au PS. Les grands électeurs du Doubs, qui comptait  trois sénateurs de droite, ont eux donné leur confiance à deux socialistes, réélisant par ailleurs Jean-François Humbert, sénateur UMP sortant. Dans l'Aisne, le président PS du conseil général Yves Daudigny est devenu le premier sénateur socialiste élu sous la Ve République dans ce département, où l'UMP a conservé, grâce à Pierre André et  Antoine Lefèvre, les deux sièges qu'elle avait avant le scrutin. La droite a perdu ses deux sièges de sénateurs  dans l'Aveyron, département traditionnellement ancré à droite, alors que le PS s'immisce dans les très droitières Alpes-Maritimes, s'emparant du siège nouveau.  

En Gironde, droite et gauche sont désormais à égalité en nombre de sénateurs, la droite ayant conservé à la proportionnelle ses trois sièges et le PS ayant gardé ses deux sénateurs sortants et conquis le nouveau siège dévolu au département. L'UMP a également bien résisté en Eure-et-Loir, dans l'Hérault, l'Ain, et les deux îles caraïbes de Saint-Barthélémy et Saint-Martin.

Grands gagnants et grands perdants

Parmi les nouveaux élus, l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen, devient sénateur du Territoire-de-Belfort à l'issue du second tour face au socialiste Yves Ackermann et à l'UMP Robert Creel. En revanche, dans l'Ain, l'ancien ministre de la Défense Charles Millon, qui avait dû en 1998 se démettre de la présidence de la région Rhône-Alpes après avoir accepté les voix du Front national, a été battu. François Rebsamen, maire de Dijon et numéro deux du PS, l'a emporté au second tour - et la gauche a même raflé un deuxième siège en Côte d'Or avec l'élection de l'ancien ministre socialiste François Patriat. L'ancien député UMP Dominique Paillé, conseiller politique à l'Elysée et porte-parole de l'UMP, qui briguait un des quatre sièges des Français de l'étranger, a été nettement battu, obtenant 16 voix sur 151 votants, le plus mauvais score. Et dans les Bouches-du-Rhône, la liste socialiste l'a emporté sur celle de l'UMP conduite par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, vice-président de l'UMP, qui a été réélu. La gauche remporte 5 sièges contre 3 à l'UMP.

Outre les résultats de l'élection de dimanche, les yeux des sénateurs vont se tourner rapidement vers la présidence du Sénat qui se joue à guichets fermés au sein de l'UMP, la majorité du Sénat n'étant pas menacée, malgré les gains de sièges obtenus dimanche par la gauche. Pour l'heure, deux favoris, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, et un outsider, Philippe Marini. Jean-Pierre Raffarin, invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, a répété que sa  candidature à la primaire de l'UMP pour la présidence du Sénat, était "probable". Le maire de Marseille doit dire pour sa part mardi s'il se porte candidat. Le groupe UMP choisira mercredi prochain.

D'après agence

le 21 septembre 2008 à 06:55
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30 Commentaires

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  • Yohann, le 21/09/2008 à 21h42

    Bravo la Gauche! Toutes mes félicitations.

  • Pascal Oudot, le 21/09/2008 à 20h46

    Les français qui croient que le sénat ne sert à rien feraient mieux de se renseigner sur la constitution de leur pays.

  • Laurent, le 21/09/2008 à 20h39

    Plus on est de fous, plus on rit !!!

  • Cuculapraline, le 21/09/2008 à 20h38

    De quelle gauche parle t'on?car si c'est celle des pseudo-socialistes,je ne crois pas que leurs sénateurs soit des gauchistes, je suis meme certain qu'ils sont plus près de la droite que les pseudo- centristes qui eux-memes sont très à droite.Ces gens sont fats, écoeurants.Leur comportement politique est désolant,alors forcément comment voulez-vous que les vrais socialistes que sont les gens du peuple puissent se repérer dans le paysage plat de la politique française.Comme le disait le grand Charles:Les Français sont des veaux,mais il a omis d'ajouter qu'ils étaient gouvernés par des ànes!!

  • Jean-Paul, le 21/09/2008 à 20h18

    Voilà encore une preuve de plus, s'il le fallait, que la France est à côté de la plaque. On a un PS totalement à la dérive, sans projet solide, sans réponse aux défis de l'économie moderne et on continue d'élire des gens de ce bord à des postes parmi les mieux protégés et fort bien rémunérés; Bien sûr, ce sont de grands électeurs qui votent mais aurait-ce été différent avec le suffrage universel direct ? On peut en douter quand on voit le résultats des municipales et des régionales.

  • Magiera, le 21/09/2008 à 20h08

    Avec cette vingtaine de voix,ils auront de quoi pérorer .

  • MOber, le 21/09/2008 à 19h44

    Si la gauche avait fait l'unité dans le Gard, elle aurait un ou deux élus de plus. A quand une gauche à gauche ?

  • Gégé, le 21/09/2008 à 19h37

    Il faut réduire le train de vie de l'état, alors supprimons le sénat et les départements. Trop "d'élus et d'administration" qui coûtent très cher en impôts !!!

  • Moscoviviste, le 21/09/2008 à 19h35

    Chevènement au sénat, c'est la gauche réac qui va donner des leçons de morale. Pitié; pas lui !

  • En colère, le 21/09/2008 à 19h22

    Arrêtez toujours de critiquer. ça c'est la force de la FRANCE!!!

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