Larcher sur le "plateau" ?

le 01 octobre 2008 à 05h49 , mis à jour le 01 octobre 2008 à 15h23

Le sénateur UMP devrait sauf surprise succéder aujourd'hui à Christian Poncelet à la présidence du Sénat.

Gérard Larcher SénatImage d'archives © TF1

Le Sénat doit élire ce mercredi son nouveau président. Et sauf énorme surprise, il devrait s'agir de l'ancien ministre du Travail, l'UMP Gérard Larcher. Un vote aura lieu à bulletin secret après un discours du doyen Serge Dassault (83 ans) : pour être élu, le président doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés au premier ou au deuxième tour; au troisième tour, la majorité relative est suffisante. En cas d'égalité, le plus âgé l'emporte.
 
Le sénateur-maire de Rambouillet désigné candidat de l'UMP lors d'une primaire qu'il a remportée haut la main mercredi avec 78 voix devant l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et Philippe Marini devrait succéder à Christian Poncelet. Car l'UMP, malgré la perte d'une dizaine de sièges, a la majorité relative et la candidature en franc-tireur du sénateur UMP de l'Orne Alain Lambert ne devrait pas trop gêner le candidat désigné. Même chose pour le candidat présenté par le PS, probablement le sénateur de l'Ariège Jean-Pierre Bel.

Le Sénat est "injustement vilipendé"
 
L'élection au "plateau" (la présidence du Sénat) sera un premier test pour une majorité "quelque peu fragilisée" par les élections du 21 septembre, selon les termes de Jean-Pierre Raffarin. L'UMP devrait compter 152 membres contre 157 précédemment mais avec une assemblée qui est passée de 331 à 343 sièges et donc une majorité absolue  désormais située à 172 élus. La composition exacte des groupes sera connue le 2 octobre. Cette présidence sera éminemment politique. Avec une poussée plus forte que prévue de la gauche le 21 septembre, le Sénat ne fait plus figure désormais de  bastion inexpugnable de la droite, risquant de basculer à gauche lors du prochain renouvellement de 2011.
 
La modernisation d'un Sénat qui a parfois la réputation de maison de retraite dorée et dispendieuse pour anciens ministres représente l'autre défi  annoncé par Gérard Larcher. "Cette assemblée pâtit d'un déficit de légitimité et  de visibilité" et est "injustement vilipendée", avait-t-il déclaré. Il a l'avantage, à 59 ans, d'être sous la moyenne d'âge des sénateurs (62  ans) et plus jeune que son homologue de l'Assemblée Bernard Accoyer (63 ans). Il  aura aussi affaire à une assemblée un peu rajeunie et féminisée (22% de sénatrices contre 18 % de députées).

D'après agence

le 01 octobre 2008 à 05:49
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